Samedi 26 avril 2008
Vous vous posez des questions sur cette compagnies et avez fait une recherche à son propos ? Bienvenue à bord.

 Vous venez de réserver un séjour de rêve dans un hotel club ou une station balnéaire en Afrique, une croisière en Egypte, vous êtes assez heureux d'avoir pu vous offrir un tel enchantement et vous attendez avec impatience le jour du départ et vous avez bien raison.

On vous a bien entendu rassuré sur la compagnie aérienne que vous emprunterez en vous donnant quelques noms possibles d'entre elles qui pourront vous menez a destination. Vous demandez a tout hasard si l'une de ces compagnies est sur la fameuse liste noire et l'on vous répond "bien sur que non, on ne vous fera jamais volé sur une compagnie de la liste noire, ce n'est pas le genre de la maison" et vous repartez confiant et aguerri d'une information capitale ... détrompez-vous !

La particularité de ce type de contrat de voyage réside dans le fait que le voyagiste fait appel a un genre de centre de réservation local concernant votre destination. Ce dernier fait un appel d'offre sur les compagnies pour ce voyage, précisement. Evidemment ce ne sont pas les offres des compagnies européennes qui apparaissent le plus souvent au top du prix le plus bas. Au moment de signer, vous devez connaitres la ou les compagnies succeptibles de vous emmener, c'est la loi. Mais la loi donne aussi le droit au voyagiste de changer d'avis 7 jours avnt le départ ...

La fameuse liste noire, oeuvre de la communauté européenne,  regroupe un tas de compagnies aériennes dont une bonne moitié n'existait déja plus au moment de l'édition de la fameuse liste noire, c'est un travail somme-toute plutôt baclé. Pourtant, le nombre de compagnies qui pourraient entrer dans les critères de cette liste et qui entrent tous les jours sur l'espace aérien européen sont très nombreuses.

En fait, il faudrait davantage proposer une liste noire des affréteurs qui travaillent pour les voyagistes sans scrupules, ce serait bien plus efficace que d'allez vérifier des centaines de milliers de jet. Car si Air Master est passé maître dans l'art d'affréter des avions de plomb, personne n'a jamais entendu ce nom nulle part. Et pourtant ! Air Master, c'est celui qui a affrété pour FRAM le vol Flash Airlines qui s'est écrasé au large de Sharm-el-Sheikh ! Celui qui envoie des centaines de français et autres européens férus de voyages a bas prix dans des avions piteux, vendus a prix sacrifié à votre voyagiste qui tentera par tous les moyens de dégager une marge sur le prix dérisoire de votre séjour.

On apprend uniquement qu'un drame s'est produit en aviation, mais c'est oublier de parler des grands tracas que beaucoup ont vécu parmis les passagers du low-cost nord-africain. Les décompressions avec sortis de masque et piqué de l'avion, aterissages d'urgences, problèmes techniques au sol sans debarquement des passagers, sorties de piste en tous genres. Les TV européennes pourraient passer des journées à vous conter toutes ces merveilleuses aventures trépidentes mais elles ont bien d'autres chats a fouetter.

AMC airlines a perdu la moitié de sa flotte en 2006, c'est à dire ses deux MD-83 qui volaient tant bien que mal et que tous le monde, curieusement, y compris la DGAC, voulaient laisser voler. Ces deux appareils, dont le modèle est très répandu notamment aux USA, ont été bien négligé. L'équipage, lorsqu'il est egyptien, ne parle pas français, et difficilement l'anglais. Le dernier crash en date était lié a une panne du système hydraulique. Rappelons que le système hydraulique d'un MD-83 est en double, et que par conséquent l'équipage a volé avec le système de secours. Voila qui permet de mieux comprendre où l'on met les pieds.

Enfin, le site internet de la compagnie ne fonctionne pas. Disons qu'il s'affiche mais qu'il n'a jamais été terminé, ce qui est certainement l'image la plus fidèle de ce que l'on vous a réellement vendu.

On vous dira que vous partez avec la compagnie française Star Airlines, et deux jours avant on vous avertira que votre vol est un AMC airlines. Alors, à qui la faute ? AMC ? Air Master ? FRAM ???
par Cedbou
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Lundi 7 avril 2008
Consequence Empire
CEDBOU COMPLETE RECORDINGS
le 21 Juin 2008



CHERS AMIS,

Après tout ce temps passés à enregistrer et toutes ces inspirations auxquelles je rend grâce, il est venu le temps de compiler tous mes enregistrements, de 1999 à 2008.

C’est un vrai petit monstre qui va sortir le 21 Juin sur Cedbou.com : 6 heures de ma musique, 100 titres, plein d’inédits que j’avais écarté, incluant la fameuse video "Eul Pechu" en haute qualité. Il y aura aussi des photos et des textes que je n’ai jamais publié. J’ai vraiment envie de vous offrir quelque chose de spécial !

Consequence Empire sera disponible en deux versions : * CD MP3 / Divx
                                                                                                     * Coffret 6 CD

Prenez soin de vous surtout. Cheers.

Cedbou


par Cedbou
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Mercredi 27 février 2008
Voici les premieres images de l'Inde. Ces photos sont celles de ma compere japonaise Yuki. Les miennes arriveront apres. Ca correspond au début du voyage, le safari en chameau à Jaisalmer.

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par Cedbou
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Mardi 19 février 2008
En Juin, Septembre et Octobre 2007, j'ai effectué une série de concerts en l'honneur de  la sortie de  mon dernier album The Synapsus Fair Je décris cette aventure dans les articles intitulés Tour Journal (voir plus bas). Voici enfin les photos de l'aventure, des moies après. Il y a aussi une video, mais il faudra attendre que j'achete mon ordinateur super-rapide le mois prochain pour pouvoir le monter !

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Avec Philippe Van-Haelst, a la fete de la musique a Amiens, 21 juin 2007 - un musicien en or

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24 Juin 2007 , re-Fete de la musique, Nogent/oise - Avec toute l'équipe du parc Hebert

Puis il y a eu le 28 Juin au Palace de Montataire mais j'ai pas de photos !

Puis il y a eu des grandes vacances hein ... et la rentrée !

Puis il y a eu le 26 Sept à Paris, Palais Bar. Mais on attend tjours les photos de Fred ??

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L'affiche des Cedbou Show !

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Avec Lili Bee à Amiens, le lendemain du concert ... il est où le taxi ?? le 30 Sept 2007

Astrid & Lili faisant du stop - Ya pas de taxi le dimanche à Amiens, pour ceux que ça interesserait ! 30/09/2007


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Du train et de l'hotel, c'est ça la petite tournée du Cedbou Show !
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A Grenoble, dans les montagnes !


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Avec l'adorable Julie, mon hôte à Grenoble

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Ienien et Clochette, mes bons amis de Grenoble

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Bref, que de la joie et de la bonne humeur ! Bientot d'autres photos & videos des Cedbou Show et puis celles de l'Ind'e à venir égalemeundefinedundefinednt. Tchusss !
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par Cedbou
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Lundi 11 février 2008
L'endroit où je me suis senti comme chez moi pendant mon voyage en Inde était Pushkar, je le dois notament  à  mes rencontres musiciennes enrichissantes de là-bas. 

J'ai joué  trois couchés de soleil avec  Gotu et son père Ram Krisna, le maître indien du Nangara, percussion Rajastani dont il est le représentant international (à plus de 70 ans, il tourne encore en Europe et aux Usa). C'était  étonnant  car tous ces rythmes qui me semblaient de prime abord  vraiment étrangers, me sont devenus si rapidemment familiers ! Nous avons échangé nos références rythmiques, j'ai notament montré à Gotu le Takamba malien, un rythme tronqué assez déroutant, surtout pour un joueur du Rajasthan !

Voici donc quelques videos de mes compères à l'oeuvre, installés au Sunset Point de Pushkar. Lorsque  le soleil atteint le sommet de la montagne qui fait face, le show commence, puis il s'arrete au moment exact où le soleil disparait de l'horizon ... joli concept n'est-ce-pas ? Je n'ai pas de video de ma performance car mon appareil était alors en panne, mais beaucoup de gens nous ont filmés alors peut être trouverai-je bientot une video sur youtube ?

par Cedbou
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Mardi 29 janvier 2008
Il est 19h sur le quai de la gare de Varanasi JN, et je m'apprete a emprunter pour la premiere fois la 1iere classe du train. Attention, ici premiere classe c'est bien mieux que chez nous, c'est carrement une mini chambre d'hotel, avec lavabos, room service (suffit d'appuyer sur un bouton et le groom apparait), bref c'est la grosse classe et ca coute pas moins d'un mois de salaire a un smicard indien.

Mon compagnon de chambre est  president d'un groupe pharmaceutique, c'est tout ce que je sais car le monsieur ne parle pas anglais ! Bref c'est parti pour 15h de trajet vers Delhi, avec chauffage et plein de bons trucs a manger. Le monsieur est assez agé et il a un fiston quadragenaire un brin reulou, un vrai fils a papa. Des le debut du voyage, il vient dans notre chambre et telephone en parlant fort. A la fin de sa longue conversation je vais le voir et lui dis combien il n'est pas question qu'il telephone davantage ici car j'ai besoin d'un peu de calme. En bon fils a papa, il me rit un peu au nez et fait semblant de ne pas comprendre l'anglais avant d'acquiescer faussement. Il attendra un peu avant de recommencer, alors que je suis couché ! Je lui aurait bien grater le menton a lui aussi ...

Le train s'enfonce dans la vallee du Gange, il s'arrete 1h par ci et par la, et le lendemain matin j'arrive avec 6h de retard a Delhi, ce qui concretement a supprimé les dernieres visites touristiques que j'avais prevu : le temple lotus Baha'i et un peu de shopping. Bah tant pis, je rejoins donc le quartier de refugiés tibetains que j'adore par metro puis rickshaw et je retrouve l'hoteliere qui se souvient parfaitement de moi et de mon nom. Je la fais bien rire et elle me donne une bonne chambre, avec vue sur la riviere Yamuna. C'est l'occasion de manger ces fameux momos et autres sizzlers plein de poulet, ce qui est un plaisir sans nom apres trois semaine de regime vegetarien. L'apres midi je pars sur Connaught Place observer la vie du beautiful people indien.

Si l'on se plaint chez nous du fossé qu'il existe entre les plus riches et les plus pauvres, sachez qu'il ne peut etre pire qu'ici, en Inde. Il y a dans ce pays un contingent de gens riches tres important, ils sont bien plus nombreux qu'en France ! Ce qui les differencie vraiment des autres indiens, c'est qu'ils ne suivent plus les coutumes, qu'elles soient vestimentaires ou gastronomiques, etc ... Le sari ou le pitisari sont remplaces par des jeans et des baskets. Ils ont l'air moins classe que les autres indiens, mais ici une paire de basket et une casquette sont des signes exterieurs de richesse ! Ils font la queue pour manger au macdonald's, où les burgers sont a base de poulet, ils portent des lunettes de soleil, meme si c'est nuageux et froid. C'est la grande frime, il faut avoir l'air cool. Les indiens n'aiment pas les photos, disons plutot qu'ils n'aiment pas etre pris en photo, surtout s'ils sont ces jeunes riches qui ont abandonne les saris, au profit d'une identite qui ne leur apartient pas vraiment.

Ensuite, c'est retour au Tibetan Camp pour le diner, ou je dine avec des tibetains installes aux USA, petite partie de parlotte. Puis je verifie mes horaires de vol. Surprise, moi qui croyait decoller a 16h, je decolle en fait a midi ! Vent de panique, je descend a la reception et reserve un taxi pour le lendemain, 8h du mat ... Levé a 7h, pas tres frais, je grimpe dans le tacos et traverse Delhi pour une derniere fois. Les mendiants tapent aux vitres de mon minibus à chaque feux rouges, derniers visages et corps mutilés empestés de misere.

Entrer apres tout ca dans un boeing 747-400 de la british airways, c'est comme renouer avec mon temps. L'avion prend alors tout son sens, c'est une machine a voyager dans le temps, qui en 13h me fera passer d'un moyen-age batard vers un 21ieme siecle plus familier mais tout aussi imparfait. Le jumbo jet s'aligne et decolle parfaitement, pendant que je me rememore les premieres images de ce voyage ...

Je me rappelle du jour du depart, le 8 janvier dernier, à Roissy. J'attendais l'ouverture de l'embarquement en alternant nerveusement fumage de cigarette et verification du panneau de vol. Puis un car de Police s'est arreté devant le terminal, des policiers sont sortis, ont formé un cordons armé dans le hall puis ont fait sortir des hommes menotés du car. Ces derniers étaient vetus de simples tee-shirts, n'avaient aucun bagage, avaient ce regard perdu qui crie au secours.

Ce que j'ai vu, c'est la concretisation de ce que l'on entend dans les salons et sur nos televiseurs, et dont tout le monde aime a debattre avec tant de detachement. Ce que j'ai vu, ce sont ces hommes, qui 48h avant cet instant, avaient une liberté, des amis et certainement une famille en France. Ce que j'ai vu, c'est une  veritable deportation, la promesse electorale en action, l'accomplissement tardif de cette bonne vieille France de Vichy, chere à tous ces vieux croulants qui peuplent notre pays vieillissant, et où la police fait appliquer bien des lois inhunmaines dans notre pays qui s'autoproclame encore celui des droits de l'homme, et où le metier de policier devient un imperatif de salaire pour des jeunes sans qualifications et putréfiés de frustrations. Plus on vieillit et plus on devient con et renfermé, des oeilleres s'installent autour de notre esprit, qui devient intolerant. On se lave moins et on pu chaque jour un peu plus, on se chie dessus et on chie sur les autres, surtout s'ils ont la couleur de notre caca.

Ce que j'ai ressenti, c'est de la honte, la honte de celui qui a signé une exécution sans s'imaginer devoir y assister. La honte de briser des miliers d'hommes, pour des motifs administratifs. La honte que mes compatriotes aient cru un seul instant que le bouc emissaire de la recession economique soit cet homme dépourvu de tout et qui a risqué sa vie pour une vie plus digne auprès de nous, qui de plus, defie mon regard avant de repartir dans un pays qu'il ne connait plus. C'est certainement plus facile que de s'imputer la faute a soi, tout comme il fut plus aisé de denoncer le juif plutot que de le cacher des collabos. Tout cela, tant que l'on ne l'a pas vu de ses propres yeux, on ne le realise pas. 25000 en six mois, ça fait combien par jour ? 1h dans le hall de Roissy suffirait a vous donner une vision plus objective de la nouvelle France qu'on nous a promis.

Le vol se passe a merveille, si on excepte une TCAS alert au niveau de Rotterdam, où nous croisons a la perpendiculaire un autres boeing qui croise a seulement quelques centaines de pied au dessous de nous à haute vitesse, très impressionnant à voir, mais sans consequence pour le vol.

C'était tres sympas vos réactions, et même si je n'ai pas eu le temps d'y répondre, elles m'ont touchées et encouragé. Je vais bientot publier des photos du voyage, ainsi vous pourrez mettre des visages sur mes rencontres et des impressions sur le décor général. Je vous répond à tous très bientot ! Tchusssssss !
par Cedbou
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Lundi 28 janvier 2008
Il est 6h du mat, ca tape fort a ma porte. C'est qu'hier soir, pensais-je, j'ai fais la betise de me proposer pour rejoindre une excursion en bateau sur le Gange. Celle qui tape s'appelle Marilyn, rencontree a Agra au hasard d'une guesthouse, et elle est plutot pechue du matin, elle. Au bout d'un moment, elle gromelle un truc puis s'en va. J'ai pas envie et je suis fatigue. Puis je laisse mon imagianaire flotter sur le Gange au soleil levant.......puis je bondi de mon lit, m'apprete rapidement puis rejoint la berge, juste en face de l'hotel. Je ne vois rien, il fait nuit, mais soudain j'entend un lointain "Cedric !!", alors je me dirige et fini par aprecevoir une barque qui se rapproche, je grimpe dedans et c'est parti pour deux heures de promenade ! Le soleil se leve tranquillement sur Varanasi (ou Benares), il y a deja des buchers en action et des aigles qui survolent la ville ...

J'aime bien raconter mes reveils, car ici il se passe toujours des trucs au moment ou je me leve ! Apres cela, peit dej copieux puis je vais me promener dans la vieille ville. Je m'attendais a quelque chose de different, en rapport avec le Rajastan, et je suis un peu decu. Varanasi c'etait pour moi de grandes promesses, avec des Saddhus partout et des trucs vraiment bizarres. En fait, il y a bien quelques mecs a poil deguises en saddhus qui trainent ici et la, mais pas de reel changement.

Je rencontre un japonais, realisateur de films, nous discutons et buvons le Tchae. Il est bien rigolo et partage mon sentiment sur l'Inde. Comme on ne sait pas trop quoi faire d'autre, on discute un bon moment ... Puis viens enfin l'heure de diner (ca fait quelque chose a faire !), je rentre m'impregner comme chaque soir d'antimoustique puis prend un rickshaw vers la vieille ville (je fais ca 4 fois/jour...). Il y a un restaurant qui propose des concert de musique classique indienne, tablas et sitar. Pour y aller c'est assez compilque car la vieille ville est un vrai labyrinthe ! De plus un gars bien collant arrete pas de me suivre, et ca dure longtemps. Quand je sens que mon poing irait bien lui caresser le menton, je rentre dans un snack et commande un coca en attendant qu'il se decourage dehors ... Ce genre de truc ca pese lourd dans mon assentiment pour l'Inde car c'est tout le temps ! "hallo baba",  c'est comme ca qu'ils nous appellent nous les "blanc becs". 

Le concert est assez bof et la nourriture pas terrible, mal servie et hors de prix, croyez-moi, le Ganga Fuji Restaurant est une solide arnaque. C'erst que Varanasi n'est pas touristique depuis que je suis arrive en Inde ! C'est une ville qui a un lourd passe touristique et qui sais exploiter le filon a la maniere forte. Ici, pas de pitie, ce qui rend l'endroit bien mpoins chaleureux que bien d'autres en Inde.

Puis dodo ...

Rien de bien excitant le lendemain matin, petit dej et puis un peu de shopping en ville. Parlonsd un peu de la misere en Inde. Je n'avais pas voulu aborder ce sujet car il faut s'en impregner afin de le rendre objectif, indiennement parlant. Tout d'abord, il faut savoir que la societe indienne est tres organisee, hierarchisee et que le business est une veritable vocation. Helas, il y a des gens qui sont de caste inferieure, et ce sont ceux la qui souffrent le plus de ce systeme. Ils sont reduits a des besognes vraiment pas cools et ce sont les premieres victimes de mutilations ou de maladie, notamment la lepre. Car ce que j'ai vu de plus horrible ici, c'est bien la lepre, et encore, j'ai pas regarde de trop pres, ca calme.

Apres mes emplettes en ville je prend un rickshaw pour me rendre ailleurs. Les enfants sortent de l'ecole, dans leur joli uniforme a l'anglaise. Soudain, je vois un ecolier un peu trop pres de "la route", je pousse un cri, mais en une fraction de seconde, l'enfant passe sous le rickshaw. Il est difficile de decrire la sensation, l'enfant est a terre, dans la poussiere et pleure. Je descend et le releve, son pere sors de sa boutique et viens le voir. le rickshaw wallah qui se fait copieusement insulte (en hindi). Je fais une petit caresse sur la joue de l'enfant, il n'a pas l'air trop amoche, il a eu pas mal de chance. Nous repartons, et lorsque je descend a destination, je croise un autre enfant avec ses parents. Le gosse hurle de douleur, il est bande sur toute la partie superieure du corps, il y a du pu qui sort de ses bandages, il a le torse un peu aplati, ils marchent en le soutenant comme ils peuvent, au milieu de la poussiere et des ordures. Sale journee.

Ce soir je prend le train de nuit pour Delhi, ma toute derniere etape. Tchuss !


 
par Cedbou
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Samedi 26 janvier 2008
Le soir tombe sur Agra, e je passe quelques heures a contempler le Taj Mahal depuis la terrasse dun hotel en mangeant un tas de trucs. En fait jattend que la nuit tombe pour qu'ils allument les lumieres du monument. J'avais vu des photos du Taj la nuit, bien eclaire, c'etait tres tres joli. Seulemen la poisse continue a persecuter votre cher serviteur et ce soir la, le Taj Mahal disparu dans la nuit sans qu'aucune lumiere ne vint a mon secours ! 

Direction donc la gare pour le train de nuit Agra-Varanasi, 15h de bonheur en perspective. Cete ligne est reputee pour son grand taux de criminalite, cela se sait bien alors tous le monde est sur ses gardes ... En fait, le gouvernemen a reagit et mis en place une escouade de militaires dans ce train, arme de fusils d'assaut, ils se promenent dans tout le train et vous font remplir un papier toute les 3h pour savoir si jusque la...tout va bien ! Evidement, ils n'hesitent pas a vous reveiller pour se faire, et vous devez chaque fois entrez les coordonnees du billet de train et vore numero de passport ... hum. Cette fois je suis tombe dans un wagon de ronfleurs, cest une grande cacophonie, rendue cahotique a chaque arret par les vendeurs de the ambulants qui entrent dans les wagons en criant "Tchaeeeeeeeeee !!!" ou "Samoussaaaa" tres fort, ou des enfants tres sales viennent avec un fagot de paille passer le balai sous les sieges afin de glaner quelques roupies au passage. C'est un joyeux bordel, ou le sommeil est un challenge permanent.

En tous cas, apres une nuit puis une matinee a bord sans encombre, le train entre en gare de Varanasi, ville sacree a l'est du pays, dans la vallee du Gange, etat de l'Uttar Pradesh. C'est assez grand et surtout tres pollue. Ca ressemble beaucoup a l'image mentale que l'on se fait de l'inde. Ici se cotoient les hommes les plus saints et les moins honnetes, ces derniers, fins stratagemes, pouvant revetir l'habit du saint.

Mais ce qui choque ici, c'est avant tout le Gange, fleuve immense, qui domine l'horizon. La ville n'est implantee que d'un seul cote du fleuve, l'autre rive restant absolument desertique. C'est magnifique (et oui, encore!) ... Le deuxieme choc est de taille mes chers, car ici on brule les cadavres en public sur la berge et c'est pour le moins un spectacle extremement troublant. Mourir et bruler a Varanasi est le reve de tout indien, c'est cense mettre fin a l'eternel cycle des reincarnations. Cela dit, ca sent pas bon du tout, le travail est fait a la chaine : les familles traversent la ville avec la depouille, les cadavres attendent ensuite leur cremation sur les marches en amont du quai, alors que les buchers de fortune en aval brulent a fond. Je ne m'y suis pas attarde et je ne m'y attarderai pas.

J'aime l'Inde autant que je la desteste. Mon sentiment change a chaque seconde ...

par Cedbou
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Vendredi 25 janvier 2008
Une toux d'enfant me reveille soudain. Je suis a bord du train de nuit Ajmer-Agra, il fait froid. Le controleur passe et quand il me demande de bouger mon sac je lui repond "yes sir" d'une voix de terminator. Le jour se leve doucement, je partage mon pti dej avec l'enfant et sa mere qui ont pris la couchette en face de la mienne. Le petit gamin indien adore mon pti dej, normal, ils en demandent tout le temps du chocolat dans la rue, et la ya meme pas besoin de demander ! Il est tout mignon, il est habille comme un inuit et semble couver une sacree bronchite. Je quitte l'etat du Rajahstan pour l'Uttar Pradesh et sa vallee du Gange.

Le jour est maintenant bien leve et apres les champs a perte de vue arrive les faubourgs d'Agra. Tout semble normal jusqu'au moment ou de mon hublot je vois une enorme paire de fesses feminine sortir un caca juste en face. Je me frotte les yeux...bon appetit Cedbou. Je souris doucement, me disant que je viens la d'intercepter une image insolite bien indienne ! Mais j'etais encore dans le faux ! Le train roule tout doucement et s'enfonce tranquillement dans Agra...

Croyez moi, ce que j'ai vu, je vous le jure, c'est la plus grande scene de caca mondiale. Plus le train avance et plus la densite croissante de fesses ou paires de ballons s'offrent a mon regard ebahi. Sans exageration, des centaines et des centaines de gens se donnent rendez-vous a neuf heures precises pour faire un caca general sur la voie ferree, le cul a l'air, et depourvus de toute pudeur, forment meme des rondes pour pouvoir mieux discuter en faisant ! Je remarque quand meme que les femmes se mettent a distance des hommes, un carre d'hommes, un carre de femmes, tous la croupe a l'air. Meme les enfants en chemin pour l'ecole s'arretent religieusement pour se decharger, tout en regardant le train passer a 2 metres d'eux. Il y en avait a mon hublot, puis tournant la tete, il y en avait de l'autre cote aussi, plein, faisant face ou tournant le dos ou meme de profil, accroupis dans les detritus de la ville, se liberant du lourd fardeau de la vie intestinale.

Vous vous en doutez, je ne suis pas venu a Agra pour faire caca mais plutot dans le but de visiter le fameux Taj Mahal ! "you dont know what to expect, you know". Lorsque je sors de la gare, les chauffeurs de rickshaw font leur assaut. Souvent ils vous disent que l'hotel ou vous voulez aller n'existe plus, ou qu'il a brule, ou je ne sais quoi encore... Bref, quand ils me disent que le Taj Mahal est loin, je rigole, et quand ils me disent qu'il est ferme, je rigole encore plus, puis m'en vais.... a pied. Je ne cautionne pas les assauts des Rickshaw, alors je n'en prend pas en general quand j'arrive dans une ville, car tant que je porte mon sac sur le dos, je suis officiellement demandeur de tout ce qui se fait, guesthouses, taxis, food, drinks,.... et je ne cesse de me faire harceler, comme tous les touristes. 

En fait, a ma grande deception, pour une fois, le Rickshaw n'a pas menti, le Taj Mahal est bel et bien ferme.  Demain, notre cher abruti de president-nain viendra le visiter et le dispositif militaire se met en place.... Il ira donc admirer a ma place le Taj Mahal, mais je doute qu'il m'envoie la moindre photo, et je doute que la population indienne l'acceuille avec grande joie, car ici ca fait des semaines qu'on ne parle que du fameux protocole indien bouscule par la visite presidentielle francaise, et ils rigolent bien de voir le monsieur en jeans et sa poupee barbie se regarder dans les yeux avec des lunettes de soleil dans tous les journaux, pendant qu'a Delhi on se demande si tout cela est bien raisonable ...

Donc me voila a quelques metres du Taj Mahal, entoure d'une forteresse, je ne peux pas entrer, j'ai essaye toutes les portes, en faisant successivement, le salut militaire, le touriste depressif, je me suis meme fait passer pour musulman, mais ca n'a pas marche ! Rien a faire, c'est la haute securite. Donc je monte manger des trucs sur le toit des hotels pour le voir de loin, ou bien j'ai reussi a m'approcher en passant par un chemin couvert de detritus immondes et envahi de singes pour arriver jusqu'a la riviere Yamuna ou j'ai pu prendre quelques photos du derriere, sur un fond de barbeles. La grande classe en fait.

Je ne dors pas ici, car ce soir je reprend directement un autre train de nuit vers Varanasi, la grande ville sainte, mon avant derniere etape avant le grand retour !


par Cedbou
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Mercredi 23 janvier 2008

J'aime beaucoup Pushkar, c'est l'endroit qui me correspond le mieux jusqu'a present. J'ai prolonge mon sejour ici en mordant allegrement sur le temps que je passerai a Varanasi, une autre ville sainte, mais surpeuplee. Je rencontre pas mal de monde ici, pour 4 minutes ou 4 jours. J'aime cette phrase qui dit a propos de l'inde "you dont know what to expect", car c'est bien la le caractere principal de l'inde, on ne sait jamais ce qui va arriver, l'horloge de la vie connait ici des secousses ponctuelles, elle avance et recule en meme temps. Tout peut arriver.

Le soir je joue avec Gotu, son pere et Carlos en regardant le soleil se coucher sur le lac sacre...c'est magnifique, l'atmosphere est aux vacances et c'est bon de se relaxer. Sinon je passe le reste du temps a manger des trucs que je n'avais pas encore goute, ou me promener sur les ghats, ou visiter un temple (il y en a 400 dans cette ville de 14.000 habitants!!). Tout cela est vraiment tres agreable, si l'on s'abstrait de la fraicheur des soirs et du matin. La journee le soleil tape fort et je bronze a vue d'oeil.

Ce soir je suis invite a un mariage, avec marina et marie, deux francaises que jai rencontre. La mariee a environ 16 ans, et toute la famille fete depuis 2 jours ce mariage, qui est comme tous les autres mariages indiens, un mariage arrange.

Une pensee pour vous, mes chers, et encore de la gratitude pour vos messages qui sont bienvenus.

Demain matin je quitterai Pushkar pour Agra et son fameux Taj Mahal .....

par Cedbou
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