Lundi 26 mai 2008
Chers amis, un petit coup de gueule de temps en temps, ça fait du bien, ça peut aussi révéler un caractère informatif. Alors pourquoi se priver ? Go johnny go.

Bienvenue en France, le pays où l'on trouve une richesse culturelle hors norme. Il y a dans notre cher pays une quantité incroyable d'artistes talentueux, que l'on a choisi d'appeler "artisans" pour des raisons que j'expliquerai plus loin. La profondeur et la diversité de nos richesses culturelles font de la France le pays le plus visité au monde, dont les us et coutumes font la référence de toute mondanité qui se respecte a travers le monde.  Tout ce que touche la France se transforme en art ! De la cuisine qui devient gastronomie aux inventeurs qui deviennent lumières, n'a ont pas inventé la religieuse, le bon vin, le cabaret, la photographie, le cinema et j'en passe ??!! Et la tour Eiffel ! La seule tour au monde construite pour ne servir a rien ! Tout simplement génial.

Ce qui était bien au temps des rois et de la cour, c'est que les artistes étaient invité a la cour, du fou au petit mozart local, ils faisaient l'animation et les festins des soirs et des fêtes. En 2008, à Sarkoland, vous les trouverez dans la rue la main tendue.

En fait le monde des artistes a été scindé en deux. Dans les sociétés modernes tout le monde veut et doit faire comme tout le monde. En fait tout le monde doit avoir l'air d'en baver a mort, sinon c'est pas juste. Donc, quand il fut venu de considérer le cas des artistes, il fut décidé de les diviser. Ceux qui font des trucs plus utiles que les autres s'appelleront les "artisans" et les autres resteront des "artistes mais on dira d'eux qu'ils n'ont pas de métier et qu'il ferait mieux de trouver un vrai job", ce que l'on défini mieux aujourd'hui par le terme de "branleur" ou de "paumé".

Maintenant qu'on a la télé, qu'on a enregistré la musique de milliers d'artistes, qu'on a immortalisé les théatres et des tas de films, il nous suffit de se passer tout cela en boucle jusqu'a la fin des temps,  ainsi plus besoin d'artistes inutiles et pas rentables, vous me suivez ? La france est devant sa télé, elle n'est plus dans ses villes. La politique libérale a séparé l'homme de son voisin (mais aussi de ses amis potentiels, sa feme et ses enfants ! Pourquoi ? Un petit exemple : Bernard a besoin d'un tire-bouchon pour ouvrir son pinard, mais sa femme est partie avec, alors il se retrouve coincé : soit il OSE demander l'ustensil à un de ses voisins, soit il court en ACHETER un. Vous me suivez ? Qu'est-il devenu le normal aujourd'hui ? est-il plus facile d'oser ou d'acheter ?

Evidement, les artisans étaient bien content, mais ils savaient leur temps compté, car on voulait bien les nourir pourvu qu'on eu besoin d'eux, avant qu'un progrès ne les remplace, à leur tour et les mettent à la rue.

Dans les années 80, alorsd que le monde culturel européen peinait à reprendre son souffle nouveau depuis les incroyables années 70, le budget à la Culture de la France s'élevait alors à 1% du budget de l'Etat. Vous allez me dire "c'est pas beaucoup hein !" et vous avez raison. Pourtant, c'était le bon vieux temps, car en 2008 nous en sommes à 0,5 %. Après avoir étudié la question, j'en suis arrivé à penser que les français font un almalgame fatal entre culture et education.

En fait, quand on dit d'un français qu'il a une bonne culture, qu'il est cultivé etc, dans la grande majorité des cas, on parle seulement de quelqu'un qui connait les réponses du trivial pursuit. On l'entend fort, il parle de mozart comme un chef mais n'est jamais allé à l'opéra, il parle de ses musiciens préférés sans jamais les avoir vu en concert, il parle de politique comme si il en était un représentant notoire, un orateur à l'assemblé. Mais sorti du comfort de son salon ? Voila l'exemple français qui tue la culture : la culture est censée se trouver dans le livre et dans le fonctionnaire de l'éducation nationale. Le reste on cautionne pas. Qui parle anglais en France ? ême pas le président !

Tout le monde télécharge les films et musiques sur internet à volonté, depuis 10 ans. J'ai étudié cette question aussi, et j'en suis arrivé à la conclusion que c'est très bien ainsi ! Si tout le monde télécharge, c'est qu'on a mis ce moyen surpuissant dans ces mains innocentes. Pas une seconde on a pensé aux artistes, comme d'habitude. Ce ne sont pas ces sois-dits "pirates" qu'il revient de sanctionner, oh non. N'ayez pas peur, téléchargez !! L'industrie usicale est le principal destructeur de la culture usicale locale. 40% de chanson française obligatoires en radio et télé depuis 1996. Ce qu'ils appellent la chanson française, c'est des chansons qui ont été composées et/ou chantées par n'importe qui - pas obligé que ce soit un français du tout- et dont les paroles sont majoritairement en français. Plus personne ne chante en français à part les vieux de la vieille. Cela se vérifie même a l'eurovision ! L'économie, les produits, tout doit s'adapter à la mondialisation, sauf la musique ???

Je dois vous laisser là, je continue l'article cette semaine, si ça vous interesse... tchuss !







Par Cedbou
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Samedi 26 avril 2008
Vous vous posez des questions sur cette compagnies et avez fait une recherche à son propos ? Bienvenue à bord.

 Vous venez de réserver un séjour de rêve dans un hotel club ou une station balnéaire en Afrique, une croisière en Egypte, vous êtes assez heureux d'avoir pu vous offrir un tel enchantement et vous attendez avec impatience le jour du départ et vous avez bien raison.

On vous a bien entendu rassuré sur la compagnie aérienne que vous emprunterez en vous donnant quelques noms possibles d'entre elles qui pourront vous menez a destination. Vous demandez a tout hasard si l'une de ces compagnies est sur la fameuse liste noire et l'on vous répond "bien sur que non, on ne vous fera jamais volé sur une compagnie de la liste noire, ce n'est pas le genre de la maison" et vous repartez confiant et aguerri d'une information capitale ... détrompez-vous !

La particularité de ce type de contrat de voyage réside dans le fait que le voyagiste fait appel a un genre de centre de réservation local concernant votre destination. Ce dernier fait un appel d'offre sur les compagnies pour ce voyage, précisement. Evidemment ce ne sont pas les offres des compagnies européennes qui apparaissent le plus souvent au top du prix le plus bas. Au moment de signer, vous devez connaitres la ou les compagnies succeptibles de vous emmener, c'est la loi. Mais la loi donne aussi le droit au voyagiste de changer d'avis 7 jours avnt le départ ...

La fameuse liste noire, oeuvre de la communauté européenne,  regroupe un tas de compagnies aériennes dont une bonne moitié n'existait déja plus au moment de l'édition de la fameuse liste noire, c'est un travail somme-toute plutôt baclé. Pourtant, le nombre de compagnies qui pourraient entrer dans les critères de cette liste et qui entrent tous les jours sur l'espace aérien européen sont très nombreuses.

En fait, il faudrait davantage proposer une liste noire des affréteurs qui travaillent pour les voyagistes sans scrupules, ce serait bien plus efficace que d'allez vérifier des centaines de milliers de jet. Car si Air Master est passé maître dans l'art d'affréter des avions de plomb, personne n'a jamais entendu ce nom nulle part. Et pourtant ! Air Master, c'est celui qui a affrété pour FRAM le vol Flash Airlines qui s'est écrasé au large de Sharm-el-Sheikh ! Celui qui envoie des centaines de français et autres européens férus de voyages a bas prix dans des avions piteux, vendus a prix sacrifié à votre voyagiste qui tentera par tous les moyens de dégager une marge sur le prix dérisoire de votre séjour.

On apprend uniquement qu'un drame s'est produit en aviation, mais c'est oublier de parler des grands tracas que beaucoup ont vécu parmis les passagers du low-cost nord-africain. Les décompressions avec sortis de masque et piqué de l'avion, aterissages d'urgences, problèmes techniques au sol sans debarquement des passagers, sorties de piste en tous genres. Les TV européennes pourraient passer des journées à vous conter toutes ces merveilleuses aventures trépidentes mais elles ont bien d'autres chats a fouetter.

AMC airlines a perdu la moitié de sa flotte en 2006, c'est à dire ses deux MD-83 qui volaient tant bien que mal et que tous le monde, curieusement, y compris la DGAC, voulaient laisser voler. Ces deux appareils, dont le modèle est très répandu notamment aux USA, ont été bien négligé. L'équipage, lorsqu'il est egyptien, ne parle pas français, et difficilement l'anglais. Le dernier crash en date était lié a une panne du système hydraulique. Rappelons que le système hydraulique d'un MD-83 est en double, et que par conséquent l'équipage a volé avec le système de secours. Voila qui permet de mieux comprendre où l'on met les pieds.

Enfin, le site internet de la compagnie ne fonctionne pas. Disons qu'il s'affiche mais qu'il n'a jamais été terminé, ce qui est certainement l'image la plus fidèle de ce que l'on vous a réellement vendu.

On vous dira que vous partez avec la compagnie française Star Airlines, et deux jours avant on vous avertira que votre vol est un AMC airlines. Alors, à qui la faute ? AMC ? Air Master ? FRAM ???
Par Cedbou
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Lundi 7 avril 2008
Consequence Empire
CEDBOU COMPLETE RECORDINGS
le 21 Juin 2008



CHERS AMIS,

Après tout ce temps passés à enregistrer et toutes ces inspirations auxquelles je rend grâce, il est venu le temps de compiler tous mes enregistrements, de 1999 à 2008.

C’est un vrai petit monstre qui va sortir le 21 Juin sur Cedbou.com : 6 heures de ma musique, 100 titres, plein d’inédits que j’avais écarté, incluant la fameuse video "Eul Pechu" en haute qualité. Il y aura aussi des photos et des textes que je n’ai jamais publié. J’ai vraiment envie de vous offrir quelque chose de spécial !

Consequence Empire sera disponible en deux versions : * CD MP3 / Divx
                                                                                                     * Coffret 6 CD

Prenez soin de vous surtout. Cheers.

Cedbou


Par Cedbou
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Mercredi 27 février 2008
Voici les premieres images de l'Inde. Ces photos sont celles de ma compere japonaise Yuki. Les miennes arriveront apres. Ca correspond au début du voyage, le safari en chameau à Jaisalmer.

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Par Cedbou
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Mardi 19 février 2008
En Juin, Septembre et Octobre 2007, j'ai effectué une série de concerts en l'honneur de  la sortie de  mon dernier album The Synapsus Fair Je décris cette aventure dans les articles intitulés Tour Journal (voir plus bas). Voici enfin les photos de l'aventure, des moies après. Il y a aussi une video, mais il faudra attendre que j'achete mon ordinateur super-rapide le mois prochain pour pouvoir le monter !

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Avec Philippe Van-Haelst, a la fete de la musique a Amiens, 21 juin 2007 - un musicien en or

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24 Juin 2007 , re-Fete de la musique, Nogent/oise - Avec toute l'équipe du parc Hebert

Puis il y a eu le 28 Juin au Palace de Montataire mais j'ai pas de photos !

Puis il y a eu des grandes vacances hein ... et la rentrée !

Puis il y a eu le 26 Sept à Paris, Palais Bar. Mais on attend tjours les photos de Fred ??

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L'affiche des Cedbou Show !

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Avec Lili Bee à Amiens, le lendemain du concert ... il est où le taxi ?? le 30 Sept 2007

Astrid & Lili faisant du stop - Ya pas de taxi le dimanche à Amiens, pour ceux que ça interesserait ! 30/09/2007


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Du train et de l'hotel, c'est ça la petite tournée du Cedbou Show !
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A Grenoble, dans les montagnes !


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Avec l'adorable Julie, mon hôte à Grenoble

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Ienien et Clochette, mes bons amis de Grenoble

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Bref, que de la joie et de la bonne humeur ! Bientot d'autres photos & videos des Cedbou Show et puis celles de l'Ind'e à venir égaleme undefined undefined nt. Tchusss !
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Par Cedbou
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Lundi 11 février 2008
L'endroit où je me suis senti comme chez moi pendant mon voyage en Inde était Pushkar, je le dois notament  à  mes rencontres musiciennes enrichissantes de là-bas. 

J'ai joué  trois couchés de soleil avec  Gotu et son père Ram Krisna, le maître indien du Nangara, percussion Rajastani dont il est le représentant international (à plus de 70 ans, il tourne encore en Europe et aux Usa). C'était  étonnant  car tous ces rythmes qui me semblaient de prime abord  vraiment étrangers, me sont devenus si rapidemment familiers ! Nous avons échangé nos références rythmiques, j'ai notament montré à Gotu le Takamba malien, un rythme tronqué assez déroutant, surtout pour un joueur du Rajasthan !

Voici donc quelques videos de mes compères à l'oeuvre, installés au Sunset Point de Pushkar. Lorsque  le soleil atteint le sommet de la montagne qui fait face, le show commence, puis il s'arrete au moment exact où le soleil disparait de l'horizon ... joli concept n'est-ce-pas ? Je n'ai pas de video de ma performance car mon appareil était alors en panne, mais beaucoup de gens nous ont filmés alors peut être trouverai-je bientot une video sur youtube ?

Par Cedbou
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Mardi 29 janvier 2008
Il est 19h sur le quai de la gare de Varanasi JN, et je m'apprete a emprunter pour la premiere fois la 1iere classe du train. Attention, ici premiere classe c'est bien mieux que chez nous, c'est carrement une mini chambre d'hotel, avec lavabos, room service (suffit d'appuyer sur un bouton et le groom apparait), bref c'est la grosse classe et ca coute pas moins d'un mois de salaire a un smicard indien.

Mon compagnon de chambre est  president d'un groupe pharmaceutique, c'est tout ce que je sais car le monsieur ne parle pas anglais ! Bref c'est parti pour 15h de trajet vers Delhi, avec chauffage et plein de bons trucs a manger. Le monsieur est assez agé et il a un fiston quadragenaire un brin reulou, un vrai fils a papa. Des le debut du voyage, il vient dans notre chambre et telephone en parlant fort. A la fin de sa longue conversation je vais le voir et lui dis combien il n'est pas question qu'il telephone davantage ici car j'ai besoin d'un peu de calme. En bon fils a papa, il me rit un peu au nez et fait semblant de ne pas comprendre l'anglais avant d'acquiescer faussement. Il attendra un peu avant de recommencer, alors que je suis couché ! Je lui aurait bien grater le menton a lui aussi ...

Le train s'enfonce dans la vallee du Gange, il s'arrete 1h par ci et par la, et le lendemain matin j'arrive avec 6h de retard a Delhi, ce qui concretement a supprimé les dernieres visites touristiques que j'avais prevu : le temple lotus Baha'i et un peu de shopping. Bah tant pis, je rejoins donc le quartier de refugiés tibetains que j'adore par metro puis rickshaw et je retrouve l'hoteliere qui se souvient parfaitement de moi et de mon nom. Je la fais bien rire et elle me donne une bonne chambre, avec vue sur la riviere Yamuna. C'est l'occasion de manger ces fameux momos et autres sizzlers plein de poulet, ce qui est un plaisir sans nom apres trois semaine de regime vegetarien. L'apres midi je pars sur Connaught Place observer la vie du beautiful people indien.

Si l'on se plaint chez nous du fossé qu'il existe entre les plus riches et les plus pauvres, sachez qu'il ne peut etre pire qu'ici, en Inde. Il y a dans ce pays un contingent de gens riches tres important, ils sont bien plus nombreux qu'en France ! Ce qui les differencie vraiment des autres indiens, c'est qu'ils ne suivent plus les coutumes, qu'elles soient vestimentaires ou gastronomiques, etc ... Le sari ou le pitisari sont remplaces par des jeans et des baskets. Ils ont l'air moins classe que les autres indiens, mais ici une paire de basket et une casquette sont des signes exterieurs de richesse ! Ils font la queue pour manger au macdonald's, où les burgers sont a base de poulet, ils portent des lunettes de soleil, meme si c'est nuageux et froid. C'est la grande frime, il faut avoir l'air cool. Les indiens n'aiment pas les photos, disons plutot qu'ils n'aiment pas etre pris en photo, surtout s'ils sont ces jeunes riches qui ont abandonne les saris, au profit d'une identite qui ne leur apartient pas vraiment.

Ensuite, c'est retour au Tibetan Camp pour le diner, ou je dine avec des tibetains installes aux USA, petite partie de parlotte. Puis je verifie mes horaires de vol. Surprise, moi qui croyait decoller a 16h, je decolle en fait a midi ! Vent de panique, je descend a la reception et reserve un taxi pour le lendemain, 8h du mat ... Levé a 7h, pas tres frais, je grimpe dans le tacos et traverse Delhi pour une derniere fois. Les mendiants tapent aux vitres de mon minibus à chaque feux rouges, derniers visages et corps mutilés empestés de misere.

Entrer apres tout ca dans un boeing 747-400 de la british airways, c'est comme renouer avec mon temps. L'avion prend alors tout son sens, c'est une machine a voyager dans le temps, qui en 13h me fera passer d'un moyen-age batard vers un 21ieme siecle plus familier mais tout aussi imparfait. Le jumbo jet s'aligne et decolle parfaitement, pendant que je me rememore les premieres images de ce voyage ...

Je me rappelle du jour du depart, le 8 janvier dernier, à Roissy. J'attendais l'ouverture de l'embarquement en alternant nerveusement fumage de cigarette et verification du panneau de vol. Puis un car de Police s'est arreté devant le terminal, des policiers sont sortis, ont formé un cordons armé dans le hall puis ont fait sortir des hommes menotés du car. Ces derniers étaient vetus de simples tee-shirts, n'avaient aucun bagage, avaient ce regard perdu qui crie au secours.

Ce que j'ai vu, c'est la concretisation de ce que l'on entend dans les salons et sur nos televiseurs, et dont tout le monde aime a debattre avec tant de detachement. Ce que j'ai vu, ce sont ces hommes, qui 48h avant cet instant, avaient une liberté, des amis et certainement une famille en France. Ce que j'ai vu, c'est une  veritable deportation, la promesse electorale en action, l'accomplissement tardif de cette bonne vieille France de Vichy, chere à tous ces vieux croulants qui peuplent notre pays vieillissant, et où la police fait appliquer bien des lois inhunmaines dans notre pays qui s'autoproclame encore celui des droits de l'homme, et où le metier de policier devient un imperatif de salaire pour des jeunes sans qualifications et putréfiés de frustrations. Plus on vieillit et plus on devient con et renfermé, des oeilleres s'installent autour de notre esprit, qui devient intolerant. On se lave moins et on pu chaque jour un peu plus, on se chie dessus et on chie sur les autres, surtout s'ils ont la couleur de notre caca.

Ce que j'ai ressenti, c'est de la honte, la honte de celui qui a signé une exécution sans s'imaginer devoir y assister. La honte de briser des miliers d'hommes, pour des motifs administratifs. La honte que mes compatriotes aient cru un seul instant que le bouc emissaire de la recession economique soit cet homme dépourvu de tout et qui a risqué sa vie pour une vie plus digne auprès de nous, qui de plus, defie mon regard avant de repartir dans un pays qu'il ne connait plus. C'est certainement plus facile que de s'imputer la faute a soi, tout comme il fut plus aisé de denoncer le juif plutot que de le cacher des collabos. Tout cela, tant que l'on ne l'a pas vu de ses propres yeux, on ne le realise pas. 25000 en six mois, ça fait combien par jour ? 1h dans le hall de Roissy suffirait a vous donner une vision plus objective de la nouvelle France qu'on nous a promis.

Le vol se passe a merveille, si on excepte une TCAS alert au niveau de Rotterdam, où nous croisons a la perpendiculaire un autres boeing qui croise a seulement quelques centaines de pied au dessous de nous à haute vitesse, très impressionnant à voir, mais sans consequence pour le vol.

C'était tres sympas vos réactions, et même si je n'ai pas eu le temps d'y répondre, elles m'ont touchées et encouragé. Je vais bientot publier des photos du voyage, ainsi vous pourrez mettre des visages sur mes rencontres et des impressions sur le décor général. Je vous répond à tous très bientot ! Tchusssssss !
Par Cedbou
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Lundi 28 janvier 2008
Il est 6h du mat, ca tape fort a ma porte. C'est qu'hier soir, pensais-je, j'ai fais la betise de me proposer pour rejoindre une excursion en bateau sur le Gange. Celle qui tape s'appelle Marilyn, rencontree a Agra au hasard d'une guesthouse, et elle est plutot pechue du matin, elle. Au bout d'un moment, elle gromelle un truc puis s'en va. J'ai pas envie et je suis fatigue. Puis je laisse mon imagianaire flotter sur le Gange au soleil levant.......puis je bondi de mon lit, m'apprete rapidement puis rejoint la berge, juste en face de l'hotel. Je ne vois rien, il fait nuit, mais soudain j'entend un lointain "Cedric !!", alors je me dirige et fini par aprecevoir une barque qui se rapproche, je grimpe dedans et c'est parti pour deux heures de promenade ! Le soleil se leve tranquillement sur Varanasi (ou Benares), il y a deja des buchers en action et des aigles qui survolent la ville ...

J'aime bien raconter mes reveils, car ici il se passe toujours des trucs au moment ou je me leve ! Apres cela, peit dej copieux puis je vais me promener dans la vieille ville. Je m'attendais a quelque chose de different, en rapport avec le Rajastan, et je suis un peu decu. Varanasi c'etait pour moi de grandes promesses, avec des Saddhus partout et des trucs vraiment bizarres. En fait, il y a bien quelques mecs a poil deguises en saddhus qui trainent ici et la, mais pas de reel changement.

Je rencontre un japonais, realisateur de films, nous discutons et buvons le Tchae. Il est bien rigolo et partage mon sentiment sur l'Inde. Comme on ne sait pas trop quoi faire d'autre, on discute un bon moment ... Puis viens enfin l'heure de diner (ca fait quelque chose a faire !), je rentre m'impregner comme chaque soir d'antimoustique puis prend un rickshaw vers la vieille ville (je fais ca 4 fois/jour...). Il y a un restaurant qui propose des concert de musique classique indienne, tablas et sitar. Pour y aller c'est assez compilque car la vieille ville est un vrai labyrinthe ! De plus un gars bien collant arrete pas de me suivre, et ca dure longtemps. Quand je sens que mon poing irait bien lui caresser le menton, je rentre dans un snack et commande un coca en attendant qu'il se decourage dehors ... Ce genre de truc ca pese lourd dans mon assentiment pour l'Inde car c'est tout le temps ! "hallo baba",  c'est comme ca qu'ils nous appellent nous les "blanc becs". 

Le concert est assez bof et la nourriture pas terrible, mal servie et hors de prix, croyez-moi, le Ganga Fuji Restaurant est une solide arnaque. C'erst que Varanasi n'est pas touristique depuis que je suis arrive en Inde ! C'est une ville qui a un lourd passe touristique et qui sais exploiter le filon a la maniere forte. Ici, pas de pitie, ce qui rend l'endroit bien mpoins chaleureux que bien d'autres en Inde.

Puis dodo ...

Rien de bien excitant le lendemain matin, petit dej et puis un peu de shopping en ville. Parlonsd un peu de la misere en Inde. Je n'avais pas voulu aborder ce sujet car il faut s'en impregner afin de le rendre objectif, indiennement parlant. Tout d'abord, il faut savoir que la societe indienne est tres organisee, hierarchisee et que le business est une veritable vocation. Helas, il y a des gens qui sont de caste inferieure, et ce sont ceux la qui souffrent le plus de ce systeme. Ils sont reduits a des besognes vraiment pas cools et ce sont les premieres victimes de mutilations ou de maladie, notamment la lepre. Car ce que j'ai vu de plus horrible ici, c'est bien la lepre, et encore, j'ai pas regarde de trop pres, ca calme.

Apres mes emplettes en ville je prend un rickshaw pour me rendre ailleurs. Les enfants sortent de l'ecole, dans leur joli uniforme a l'anglaise. Soudain, je vois un ecolier un peu trop pres de "la route", je pousse un cri, mais en une fraction de seconde, l'enfant passe sous le rickshaw. Il est difficile de decrire la sensation, l'enfant est a terre, dans la poussiere et pleure. Je descend et le releve, son pere sors de sa boutique et viens le voir. le rickshaw wallah qui se fait copieusement insulte (en hindi). Je fais une petit caresse sur la joue de l'enfant, il n'a pas l'air trop amoche, il a eu pas mal de chance. Nous repartons, et lorsque je descend a destination, je croise un autre enfant avec ses parents. Le gosse hurle de douleur, il est bande sur toute la partie superieure du corps, il y a du pu qui sort de ses bandages, il a le torse un peu aplati, ils marchent en le soutenant comme ils peuvent, au milieu de la poussiere et des ordures. Sale journee.

Ce soir je prend le train de nuit pour Delhi, ma toute derniere etape. Tchuss !


 
Par Cedbou
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Samedi 26 janvier 2008
Le soir tombe sur Agra, e je passe quelques heures a contempler le Taj Mahal depuis la terrasse dun hotel en mangeant un tas de trucs. En fait jattend que la nuit tombe pour qu'ils allument les lumieres du monument. J'avais vu des photos du Taj la nuit, bien eclaire, c'etait tres tres joli. Seulemen la poisse continue a persecuter votre cher serviteur et ce soir la, le Taj Mahal disparu dans la nuit sans qu'aucune lumiere ne vint a mon secours ! 

Direction donc la gare pour le train de nuit Agra-Varanasi, 15h de bonheur en perspective. Cete ligne est reputee pour son grand taux de criminalite, cela se sait bien alors tous le monde est sur ses gardes ... En fait, le gouvernemen a reagit et mis en place une escouade de militaires dans ce train, arme de fusils d'assaut, ils se promenent dans tout le train et vous font remplir un papier toute les 3h pour savoir si jusque la...tout va bien ! Evidement, ils n'hesitent pas a vous reveiller pour se faire, et vous devez chaque fois entrez les coordonnees du billet de train et vore numero de passport ... hum. Cette fois je suis tombe dans un wagon de ronfleurs, cest une grande cacophonie, rendue cahotique a chaque arret par les vendeurs de the ambulants qui entrent dans les wagons en criant "Tchaeeeeeeeeee !!!" ou "Samoussaaaa" tres fort, ou des enfants tres sales viennent avec un fagot de paille passer le balai sous les sieges afin de glaner quelques roupies au passage. C'est un joyeux bordel, ou le sommeil est un challenge permanent.

En tous cas, apres une nuit puis une matinee a bord sans encombre, le train entre en gare de Varanasi, ville sacree a l'est du pays, dans la vallee du Gange, etat de l'Uttar Pradesh. C'est assez grand et surtout tres pollue. Ca ressemble beaucoup a l'image mentale que l'on se fait de l'inde. Ici se cotoient les hommes les plus saints et les moins honnetes, ces derniers, fins stratagemes, pouvant revetir l'habit du saint.

Mais ce qui choque ici, c'est avant tout le Gange, fleuve immense, qui domine l'horizon. La ville n'est implantee que d'un seul cote du fleuve, l'autre rive restant absolument desertique. C'est magnifique (et oui, encore!) ... Le deuxieme choc est de taille mes chers, car ici on brule les cadavres en public sur la berge et c'est pour le moins un spectacle extremement troublant. Mourir et bruler a Varanasi est le reve de tout indien, c'est cense mettre fin a l'eternel cycle des reincarnations. Cela dit, ca sent pas bon du tout, le travail est fait a la chaine : les familles traversent la ville avec la depouille, les cadavres attendent ensuite leur cremation sur les marches en amont du quai, alors que les buchers de fortune en aval brulent a fond. Je ne m'y suis pas attarde et je ne m'y attarderai pas.

J'aime l'Inde autant que je la desteste. Mon sentiment change a chaque seconde ...

Par Cedbou
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Vendredi 25 janvier 2008
Une toux d'enfant me reveille soudain. Je suis a bord du train de nuit Ajmer-Agra, il fait froid. Le controleur passe et quand il me demande de bouger mon sac je lui repond "yes sir" d'une voix de terminator. Le jour se leve doucement, je partage mon pti dej avec l'enfant et sa mere qui ont pris la couchette en face de la mienne. Le petit gamin indien adore mon pti dej, normal, ils en demandent tout le temps du chocolat dans la rue, et la ya meme pas besoin de demander ! Il est tout mignon, il est habille comme un inuit et semble couver une sacree bronchite. Je quitte l'etat du Rajahstan pour l'Uttar Pradesh et sa vallee du Gange.

Le jour est maintenant bien leve et apres les champs a perte de vue arrive les faubourgs d'Agra. Tout semble normal jusqu'au moment ou de mon hublot je vois une enorme paire de fesses feminine sortir un caca juste en face. Je me frotte les yeux...bon appetit Cedbou. Je souris doucement, me disant que je viens la d'intercepter une image insolite bien indienne ! Mais j'etais encore dans le faux ! Le train roule tout doucement et s'enfonce tranquillement dans Agra...

Croyez moi, ce que j'ai vu, je vous le jure, c'est la plus grande scene de caca mondiale. Plus le train avance et plus la densite croissante de fesses ou paires de ballons s'offrent a mon regard ebahi. Sans exageration, des centaines et des centaines de gens se donnent rendez-vous a neuf heures precises pour faire un caca general sur la voie ferree, le cul a l'air, et depourvus de toute pudeur, forment meme des rondes pour pouvoir mieux discuter en faisant ! Je remarque quand meme que les femmes se mettent a distance des hommes, un carre d'hommes, un carre de femmes, tous la croupe a l'air. Meme les enfants en chemin pour l'ecole s'arretent religieusement pour se decharger, tout en regardant le train passer a 2 metres d'eux. Il y en avait a mon hublot, puis tournant la tete, il y en avait de l'autre cote aussi, plein, faisant face ou tournant le dos ou meme de profil, accroupis dans les detritus de la ville, se liberant du lourd fardeau de la vie intestinale.

Vous vous en doutez, je ne suis pas venu a Agra pour faire caca mais plutot dans le but de visiter le fameux Taj Mahal ! "you dont know what to expect, you know". Lorsque je sors de la gare, les chauffeurs de rickshaw font leur assaut. Souvent ils vous disent que l'hotel ou vous voulez aller n'existe plus, ou qu'il a brule, ou je ne sais quoi encore... Bref, quand ils me disent que le Taj Mahal est loin, je rigole, et quand ils me disent qu'il est ferme, je rigole encore plus, puis m'en vais.... a pied. Je ne cautionne pas les assauts des Rickshaw, alors je n'en prend pas en general quand j'arrive dans une ville, car tant que je porte mon sac sur le dos, je suis officiellement demandeur de tout ce qui se fait, guesthouses, taxis, food, drinks,.... et je ne cesse de me faire harceler, comme tous les touristes. 

En fait, a ma grande deception, pour une fois, le Rickshaw n'a pas menti, le Taj Mahal est bel et bien ferme.  Demain, notre cher abruti de president-nain viendra le visiter et le dispositif militaire se met en place.... Il ira donc admirer a ma place le Taj Mahal, mais je doute qu'il m'envoie la moindre photo, et je doute que la population indienne l'acceuille avec grande joie, car ici ca fait des semaines qu'on ne parle que du fameux protocole indien bouscule par la visite presidentielle francaise, et ils rigolent bien de voir le monsieur en jeans et sa poupee barbie se regarder dans les yeux avec des lunettes de soleil dans tous les journaux, pendant qu'a Delhi on se demande si tout cela est bien raisonable ...

Donc me voila a quelques metres du Taj Mahal, entoure d'une forteresse, je ne peux pas entrer, j'ai essaye toutes les portes, en faisant successivement, le salut militaire, le touriste depressif, je me suis meme fait passer pour musulman, mais ca n'a pas marche ! Rien a faire, c'est la haute securite. Donc je monte manger des trucs sur le toit des hotels pour le voir de loin, ou bien j'ai reussi a m'approcher en passant par un chemin couvert de detritus immondes et envahi de singes pour arriver jusqu'a la riviere Yamuna ou j'ai pu prendre quelques photos du derriere, sur un fond de barbeles. La grande classe en fait.

Je ne dors pas ici, car ce soir je reprend directement un autre train de nuit vers Varanasi, la grande ville sainte, mon avant derniere etape avant le grand retour !


Par Cedbou
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Mercredi 23 janvier 2008

J'aime beaucoup Pushkar, c'est l'endroit qui me correspond le mieux jusqu'a present. J'ai prolonge mon sejour ici en mordant allegrement sur le temps que je passerai a Varanasi, une autre ville sainte, mais surpeuplee. Je rencontre pas mal de monde ici, pour 4 minutes ou 4 jours. J'aime cette phrase qui dit a propos de l'inde "you dont know what to expect", car c'est bien la le caractere principal de l'inde, on ne sait jamais ce qui va arriver, l'horloge de la vie connait ici des secousses ponctuelles, elle avance et recule en meme temps. Tout peut arriver.

Le soir je joue avec Gotu, son pere et Carlos en regardant le soleil se coucher sur le lac sacre...c'est magnifique, l'atmosphere est aux vacances et c'est bon de se relaxer. Sinon je passe le reste du temps a manger des trucs que je n'avais pas encore goute, ou me promener sur les ghats, ou visiter un temple (il y en a 400 dans cette ville de 14.000 habitants!!). Tout cela est vraiment tres agreable, si l'on s'abstrait de la fraicheur des soirs et du matin. La journee le soleil tape fort et je bronze a vue d'oeil.

Ce soir je suis invite a un mariage, avec marina et marie, deux francaises que jai rencontre. La mariee a environ 16 ans, et toute la famille fete depuis 2 jours ce mariage, qui est comme tous les autres mariages indiens, un mariage arrange.

Une pensee pour vous, mes chers, et encore de la gratitude pour vos messages qui sont bienvenus.

Demain matin je quitterai Pushkar pour Agra et son fameux Taj Mahal .....

Par Cedbou
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Lundi 21 janvier 2008
Il est 6h du mat, j'essaie d'emerger tant bien que mal, rassemble mes affaires, boucle mon sac a dos et vais rendre les cles au vieux Mr Soni, adieu Udaipur. Mon train est a 7h, pas le temps de trainer, Pushkar m'attend ! Apres un bon trajet de nuit en Rickshaw, j'arrive a la gare, il faut traverser la voie pour rejoindre mon train, petite intro sportive. Je m'installe sur une banquette, tout le monde pionce la-dedans. Et c'est parti pour 6h de plaisir, voir defiler les campagnes indiennes, et a chaque arret subir les assauts des vendeurs de Tchae et de beignets. Arrivee a Ajmer vers 13h20, il faut maintenant catcher un bus pour escalader la montagne qui me separe de Pushkar. Un petit coup de rickshaw jusqu'a la gare routiere, puis bus. Dans le bus, il y a un indien derriere moi qui a abuse de l'opium avant de monter a bord (et surment toute la nuit passee), il arrete pas de me saouler, en me touchant la tete ou en me montrant ses pieds par dessus le siege... Ca va aller, j'en ai pour une demi-heure. L'inde vous apprend la patience et la tolerance. Pendant l'escalade de la montagne, j'apercois des dizaines de singes. Arrivee a Pushkar, je fait le tour du lac sacre et fini par trouve une chambre pas mal, avec une jolie vue sur le lac et les ghats. Gandhi se trouve a une dizaine de metre de moi. Puis promenade... Et la je decouvre une petite ville sereine, au creux des montagnes, une ambiance relax, voir babacool. C'est un petit peu plus propre qu'ailleur et c'est surtout magnifique. Il y a des temples partout, c'en est meme infeste ! J'assiste au coucher de soleil au sunset point sur les ghats Est ou il y a deux percussionistes, que j'ecoute tranquillement. A la fin je vais les rencontrer, l'un est indien, il s'appelle Gotu et est prof de percu ici a pushkar. L'autre est carlos, son eleve hollandais. Je me presente, et quand je leur dis que je suis prof de batterie, ils m'invitent pour le lendemain a venir jouer avec eux chez Gotu. Soiree calme, je me couche tot. Le lendemain, je pars jouer chez Gotu. La maison est habitee par toute la famille. Son pere est un musicien celebre, il tourne beaucoup en europe et en amerique, mais il ne semble pas etre ici... Nous nous montrons nos specialites respectives, je lui montre le Takamba malien, il me montre ses rythmes indiens, c'est vraiment bon de jouer, j'evacue les vibrations negatives. Il est agreablement surpris et m'invite carrement a jouer avec lui au sunset point le soir meme. J'accepte bien volontier. Au dejeuner, je rencontre deux australiennes super coool, Kim et Jess, on se donne rendez-vous pour passer la soiree ensemble. Lorsque j'arrive au sunset point, mes deux collegues ne sont pas encore installes. L'endroit est sublime, le soleil couchant produit des couleurs indescriptibles sur le lac....c'est magique. Nous installons les instruments et c'est parti pour mon premier concert en Inde. Je suis detendu et serein. C'est un succes, nous avons pres de 150 spectateurs, on nous filme et nous prend en photos dans tous les sens, le vrai star system !! Puis, sorti de nulle part, un vieux monsieur s'installe pres de moi avec un petit instrument. je me dis "hey pepe, qu'est que tu viens nous faire la, hein ?" Mais quand le vieux monsieur se met a jouer, je comprend immediatement a qui j'ai a faire !! C'est le pere de Gotu, la star internationale de la percu. Le monsieur joue divinement bien, c'est assez impressionant. Nous jouons un bon bout de temps, puis le vieux monsieur s'en va comme il es venu Quans nous donnons la note finale, il a disparu de l'horizon... En tous cas, ce fut un honneur, car s'il est venu jouer avec moi devant tout ce monde, c'est qu'il a bien ame mon jeu ! Je rejoins plus tard Kim et Jess et leur pote Adam pour ue soiree roof-top (toit de l'hotel), on rigole bien, on mange bien, puis au dodo ! Demain je retourne au sunset point pour mon deuxieme show en inde ! tchusss
Par Cedbou
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Samedi 19 janvier 2008
Une derniere journee a Udaipur. Je me promene dans le coin de la ville ou aucun touriste ne va, quand j'arrive dans une rue, les indiens me regarde comme si je venais de mars, de haut en bas, uis dans les yeux. J'aime bien ca, et je continue mon chemin dans ces rues tortueuses. Puis j'arrive a un ghat, c'est a dire une jetee sur l'eau, ou les indiens font leur menage. Ou plutot les indiennes, car vous ne verrez jamais un homme laver le linge ou faire la moindre tache menagere. J'achete quelques babioles a manger et je m'assoie pour regarder commemt ces femmes lavent leur linge. Une fois le linge etendu, elles lavent les enfants, puis, elles se lavent a leur tour, toutes generations confondues, les saris tombent et ce sont des femmes nues qui font trempette dans l'eau poluee du lac, se savonnent, se font savonner, etc....

Parlons un peu de la nourriture indienne. Votre serviteur est un grand fan de ces restaurants a Paris ou l'on propose la cuisine indienne, j'y vais chaque semaine ! Seulement ici, je n'ai rien retrouve de ce qui se fait dans ces fameux restaurants que j'affectionne. Rien, a part peut etre le cheese naan, un pain fourre au fromage frais, mais que l'on trouve qu'en lieux touristiques. En fait les indiens mangent essentiellement 3 choses :

- du riz
- du piment vert
- de la pomme de terre (censee remplacer la viande)

Car en effet, dans ce pays ou l'on prie pour pas moins de 34 millions de dieux, personne ne mange de viande ! Du moins officiellement, car certain nomades m'ont avoue capturer une chevre de temps en temps. Le mot "barbecue" est percue ici comme une offense, j'ai pu le verifier. De plus, les indiens ne vont jamais au restaurant, ca ne leur viendrait pas a l'esprit, puisque bobonne est a la maison et fait a manger mieux que n'importe qui ! Les seuls restaurants existants sont donc reserves aux touristes et uniquement a ces derniers. Du coup, la vraie nourriture indienne ne se trouve que dans la rue (sauf si on se fait inviter par bobonne). J'ai donc eu le plaisir de deguster des Tekkias (beignets de pomme de terre fris), des Samoussas (un genre beignet farci a la pomme de terre et au piment vert), et un autre truc du meme genre mais avec cette fois a l'intereur un peu de riz et du piment. Bref, rien de bien excitant et ca c'est quand meme dommage. J'aimerai trop un bon morceau de poulet...mmmmm....au secours jveu dla viande.

Ce que j'aime ici, c'est surtout le melange des genres. Toutes les confessions se croisent et cohabite plus que n'importe ou dans le monde. Colle a un temple Jain on trouve une mosquee, puis un temple boudhique, puis un temple Brahman, puis un autre pour les Hindus qui aiment shiva, un autre pour ceux qui preferent Hannuman, un autre pour.....bref, c'est une concentration incroyable de cultes en tous genres. Dans certaines villes on se demande s'il n'y a pas moins d'un temple pour 3 maisons. Ensuite, les indiens sont adorables. Ca saute pas forcement aux yeux tout d'abord, mais on apprend vite a les surprendre. 

Le lendemain, je dois partir pour Pushkar, 450km vers le nord. J'aurai bien aimer profiter encore du doux climat d'Udaipur mais il faut bien avancer ! tchussss
Par Cedbou
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Jeudi 17 janvier 2008
Merci pour vos commentaires et emails, ca fait plaisir d'avoir du feedback ! C'est que je me donne du mal a ecrire ces update, avec un clavier hindi/qwerty, sans accents, ca me prend 1h a chaque fois, car il y a aussi pas mal de coupures de courant ou meme des virus qui effacent ce que j'ecris...et je dois recommencer ! Mais c'est bien rigolo alors je continue avec plaisir. 

Je m'apprete a quitter Jodhpur pour de nouvelles aventures. Cette vile bleue est tres jolie, le fort y est immense, tout y est fou. Le traffic y est impressionant. On y croise les nomade du desert  du Thar, ce sont des indiens avec des yeux gris clairs et translucides, c'est tres impressionnant d'en croiser. Les femmes nomades ont un regard tres particulier, et elles sont generalement tres belles. L'indien est un malin, il aime beaucoup plaisanter, il est tres curieux. Quand j'ecris ce journal, il n'est pas rare qu'un indien soit derriere moi et regarde ce que j'ecris....sans meme comprendre ! Ils veulent tous savoir d'ou je viens et ou je vais et si j'aime l'inde. C'est super sympa, mais c'est au moins 20 fois par jour, du coup maintenant je repond que je ne me souviens plus d'ou je viens, et ca les fait bien rire.

A 10h je pars prendre le bus pour Udaipur, apres un petit trajet en rickshaw, j'atteri a la gare routiere. Il y a plein de bus mais je ne fais pas attention, je cherche d'abord le guichet. Je demande un ticket pour un bus deluxe, c'est a dire le bus top-class indien. Je paie le ticket (a peine 3 euros) et la je me dis "vraiment c'est pas cher l'inde", jusau'au moment ou le guichetier m'indique mon bus....

La chose est une carcasse en putrefaction, bon j'exagere toujours un peu, mais le truc c'est qu'a l'interieur il y a tellement de poussiere que j'hesite... Le tissu des siege est disloque, et rien que le fait de poser ses fesses dessus vous rend une tache grisatre sur les vetements. Ca tombe bien, je viens de les faire laver par la petite de l'hotel ! grrrr

Un americain m'a conseille la veille de m'asseoir tout devant pour avoir la place pour les jambes, je m'assois devant donc mais a la place du controleur. Celui ci proteste, mais jai remarque qu'ici les gens protestent une ou deux fois mais jamais plus. Je reste donc assis en place haha. C'est que j'ai vraiment pas envie d'en baver. Bref c'est un peu crado mais ca va.....

Jusqu'au moment ou le chauffeur demarre et que nous partons. Je reste courageusement tout devant. La route en Inde c'est n'importe quoi. Dans ce pays, les notions d'hygiene, de securite ou encore d'ecologie relevent de l'anecdote. 

Au bout d'une heure, nous avons deja evite je ne sais combien de crashs. Puis arrivent les montagnes, et la, meme les indiens se cramponnent aux sieges, eteignent la musique, nobody's joking. Imaginez un peu, un bus qui se dandinne sur des nids de poule geants depuis trois heures a grands fracas et qui entame la montagne, rasant les precipices avec d'autres camions qui arrivent en face et qui se rasent. Un vrai film d'action. Entretemps, je prend mon sac et vais tout au fond du car ! haha. Le mieux, c'est de ne pas regarder. A un moment nous sommes en pleine montee quand une jeep arrive vers nous avec une sirene et nous barre la route. Notre chauffeur klaxonne, et un camion derriere  aussi. Le mec de la jeep viens voir notre chauffeur et lui indique qu'un camion sans frein devalant la montagne arrive droit sur nous. Sympa non ? Du coup le camion de derriere se met devant nous et nous barre la route pour faire bouclier. Bien sur moi je descend, mais la grande majorite des indiens reste assis..... en attendant  le camion, je crois. Plus de frissons que de mal, le camion se fait stopper par un autre et tout rentre dans l'ordre rapidememt. Au bout de 7h30 de ce traitement energisant, j'arrive enfin a Udaipur.

Je trouve une chambre (chambre + salon) dans une guesthouse tenue par un couple de vieux. Ils sont mignons et surtout tres travailleurs. La dame m'offre un delicieux gateaux de riz aux raisins a mon arrive. Cette ville est magnifique, avec son lac geant au pied des montagnes occres et son palais de maharajah immense. Le desert est deja loin, ici ca verdoie et surtout les temperatures sont bien plus douces. Il y a aussi moins de poussiere et plus d'ecureuil. Les gens y sont adorables, les enfants rigolent tout le temps, il y a beaucoup de sourires, et je suis bien heureux d'etre la alors je passe mon temps a sourire en devalant les rues. Ou que vous alliez dans cette ville, il y aura une TV avec le film Octopussy (james bond) en boucle. C'est qu'ils sont tres fiers que ce film ait ete tourne ici !Ma premiere nuit a Udaipur est geniale, je dors 10h d'affile et jen avait grand besoin. C'est aussi la premiere fois que je dors sans me reveiller en pleine nuit.

Ici c'est plus detendu qu'ailleurs et ca fait grand bien. J'ai apercu des singes sur les toits, ils vivent la haut pour ne pas se faire choper. Ils sont tres rapides et surtout tres grands. Ah c'est pas des gorilles, mais leur taille ne rassure pas. Je visite le grand palais du Maharajah (magnifique) et le grand temple Jagdish, devoue a Vishnou, Krishna et un autre dont jai oublie le nom. Les gens d'ici sont tres croyants et le dieu local est Hanuman, le dieu singe. Evidement c'est assez bluffant de vois les gens s'accroupir devant des statues de singe ornees de robes et de collier d'or, en pleine rue, mais on s'y habitue ! Autre particularite locale, ici on ramasse les bouses de vache pour garder la rue propre. Ou est-ce juste temporaire, pour acceuillir Mick Jagger qui est passe ici il y a quelques jours ?

L'inde est un pays magnifique, les paysages, le decor y sont incroyables et l'oeuvre des hommes y est impressionnante, il y a des temple a chaque coin de rue, tous en marbre. Les habitant d'Udaipur ont la reputation d'etre les indiens les plus propres, car ils ont pour rituel de se baigner chaque matin dans le lac. Si ce lac n'est pas un exemple de purete, il apporte neanmoins a la ville un charme considerable.

J'ai deja parcouru plus de 2000km dans des conditions inedites, je me suis fait embrasser les basquettes par des enfants (grand signe de respect), j'ai fait marrer la moitie de la ville simplement parce que je suis grand (ca ils aiment beaucoup en rire), j'ai mange des tas de trucs en vente dans la rue qui sont tellement epices qu'il faut trois coca derriere pour eteindre le feu, j'ai joue du violon indien a 20 cordes (demain j'ai ma deuxieme lecon au bord du lac), j'ai vu des miliers de vache et ai marche dans des dizaines de bouses......et je n'en suis meme pas a la moitie !!! Demain, direction Pushkar, si j'arrive a attraper un train. Tchusss !
Par Cedbou
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Mercredi 16 janvier 2008
Je change d'hotel en exprimant mon mecontentement au manager. La nourriture y et affreuse et le staff ecoeurant. La veille j'avais renifle une bonne adresse pres de la tour de l'horloge et j'ai eu tout bon. Le Shivam Guesthouse et un endroit ou j'ai passe un bon moment. Son manager est a l'ecoute et le moindre de mes desirs un ordre. Les chambres sont propres, la famille habite meme dans la guesthouse.

La fille ainee qui a 14 ans nettoie le sol et fait le linge toute la journee, a quatre pattes. Ils sont vraiment cool la dedans. Je n'ai rien fait de la journee, les antibiotics me laissant quelque peu dans le brouillard. Je rencontre le soir Sebastian, un chilien et Plin et Pion, deux suedois. On rigole bien ce soir la. 

Rassurez-vous je me suis bien soigne et je vais bien mieux. Il me reste bien encore un leger rhume, mais je l'attribue a la poussiere ambiante qui pullule. Je n'ai meme pas visite la principale attraction de Jodhpur, le fort. Disons que j'ai deja vu un fort a Jaisalmer et que le desert et les forts j'en ai deja ma claque. Le lendemain il est prevu que je parte pour Udaipur. Helas il n'existe pas de chemin de fer et me voila force de prendre le bus......pour un trajet de 7h30.
ti_bug_fck
Par Cedbou
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Mardi 15 janvier 2008
Lorsque je descend du train, il est 6h30 du matin, il fait encore nuit et surtout, je suis d'une humeur nauseabonde. Apres avoir passe l'assaut des chauffeurs de rickshaw au sortir de la gare, je m'enfonce dans un bouiboui minable et commande un Chai (the local). J'examine mon guide et decide de me rendre a pied a l'hotel, au jour levant. Je marche assez longtemps et arrive a 9h30 a l'hotel. C'est en plein coeur de la vieille ville bleue, la maison est tres charmante mais le personnel vraiment pas terrible. On prend l'habitude d'etre bien recu alors forcement ca me fait tic.

Apres un poirotage organise par la direction, on daigne me filer une chambre. J'arrive chancelant pour voir la chambre. L'homme connait son metier, il sait que je suis epuise et que son prix sera le mien. Il double la mise et evidement je ne peux dire non. La chambre est cependant tres coquette. Je m'ecroule sur le lit pour un sommeil additionnel de 3h.

Lorsque je me leve vers 14h, je monte a la terrasse pour dejeuner, il y a une jolie vue sur la ville mais ca casse pas des briques. Je rencontre deux australiens tres enthousiastes au sujet de la musique. On rigole un peu, puis je descend en ville. Un vrai labyrinthe. 

On parle souvent de vaches sacrees, et il y en a enormement, mais il faut savoir que parmis ces vaches sacrees il y a surtout des taureaux enormes, avec des cornes suffisament longues et aiguisees pour empaler trois Cedbou. Il ya enormement de chiens mais tres peu de chats, et quelques ecureuils peu farouches. Le singe ne semble pas present dans cette partie du pays.

Par Cedbou
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Lundi 14 janvier 2008

C'est par un froid glacial que votre serviteur et ses compagnons de fortune se reveillent au creux de la dune, aux aurores. Ni le sac de couchage ni les deux couvertures enormes ne parviennent a me tenir chaud. Les japonaises n'ont pas ferme l'oeil, j'ai reussi a dormir peut etre 3h. A partir de ce moment la, plus de photos car mon appareil est tombe dans le sable fin de la dune.....mort. Petit dej facon "omelate on toast" et confiture, petit dej aussi pour les chameaux. Le feu nous rechauffe pendant que nous contemplons, prostres,  le lever du soleil. 

Nous attelons les chameux et reprenons la route pour 4h de desert. Au bout de 3h la douleur est insupportable alors nous tirons nos chameaux ! Mon chameau s'appelle....Michael Jackson ! Il n'arrete pas de mordre celui qui est devant lui car il veut etre le leader. Impossible de lui faire executer le moonwalk.

Retour a Jaisalmer, nous sommes epuises et terriblement sals. Une bonne douche puis nous nous retrouvons pour le dejeuner. Les chasseurs de l'indian air force decollent de l'aeroport desafecte pour surveiller la frontiere avec le pakistan, a quelques kilometres de la. Puis nous revisitons le fort, un temple, organisons un petit apero la-haut puis allons diner chez les tibetains de Gandhi Chowk. Des enfants tres doues viennent jouer la musique Rajastani, ils sont trop mignons, ce sont des petits Sikh avec leur turban sur la tete ! Nous nous expliquons nos plans de route, echangeons les emails, car nos chemins se separent pour de nouvelles aventures. 

Une nuit reparatrice suit, mais lorsque je me reveille, je suis malade. Une petite fievre et surtout le nez et les sinus pleins. J'ai attrape le froid du desert ! Quelle chance. Junko l'a chope aussi. Bref, aucune energie a revendre ce jour la, un dernier petit tour au fort et puis je pars chercher mon billet de train pour mon trajet de nuit vers Jodhpur. Et la, c'est terrible ...

Il n'y a pa plus de 12 personnes devant moi, mais editer un ticket prend.....20 minute au fonctionnaiore de l'indian rail !! C'est apres beaucoup de volonte et 2h15 de queue que je repars, plus epuise que jamais vers l'hotel avec mon precieux billet de train. J'avais jusque la effectue mon trajet en class tres confortable mais je voulais gouter pour ce trajet la vraie classe indienne, la sleeper class. Quelle bonne idee !

Mon train part a 23h et a 22h30 je suis en ville en train de chercher un Rickshaw (touk-touk) pour me rendre a la gare. J'ai pas mal de fievre, je claque des dents et j'ai cet enorme sac a dos sur les epaules. Je fini par en trouyver un, et tres content je grimpe sans broncher. Puis en chemin je trouve le chauffeur un peu suspect, il remarque et me dis 'no worry man, we're not going to kill you in india" chouette alors, puis il ajoute "I love opium, me, evreyday, opium" dit il en se retournant, me laissant contempler ses yeux vitreux.....

C'est un soulagement d'arriver vivant a la gare. Sur le quai je commemce mon traitement antibiotique de cheval puis grimpe dans le wagon. Surprise, ma couchette ne mesure pas plus d'1m60 et il n'y a pas de vitres, ca tombe bien je suis malade et il fait tres froid.. Je parcours le wagon, il n'y pas un touriste la dedans, et je fini par trouver une banquette vide. Je m'ecroule ici et je n'en bougerai pas.... Il y a beaucopup de militaires, ce sont ceux qui sont releves de leur poste, a la frontiere indo-pakistanaise. Un militaire vient me parler.....en hindi-anglais incomprehensible. Je suis trop epuise pour faire le moindre effort alors je le laisse causer et hoche la tete quqnd il semle le demander.

Le train s'enfonce dans le desert glacial pendant que je me momifie dans mon sac de couchage. Je m'endors vite et mal mais ca fait du bien quand meme. Les militaires causent fort et fument des machins qui sentent bizarre. L'odeur des toilettes me parvient en direct, tout comme le vent qui s'infiltre dans cou malgre l'echarpe. Apres 7h30 de ce traitement, au petit matin, j'arriverai a Jodhpur......

Par Cedbou
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Dimanche 13 janvier 2008
Hello there,

Petit Dej copieux sur le toit de l'hotel au lever du jour, belle vue sur le fort. La petite equipe est reunie, la tete dans le croupion. Pancakes chocolat banane, omelette sur toast et coca, la belle vie. Puis nous nous installons tous les quatre pour une heure de jeep vers le desert. Il fait plutot frais mais le soleil tape deja fort ce matin-la. Le desert du Thar en hiver, c'est un soleil de plomb mais avec un vent assez frais. Nous nous installons sur les cameaux devant le regard beat des enfants du village. Les safariman, nos accompagnateurs, sont tres sympas.

Les deux premieres heures sont tout de suite eprouvate : le chameau ca fait mal partout et surtout entre les jambes, meme deux jours apres ! Puis nous nous arretons au milieu de rien pour un dejeuner facon local, a meme le sable. Au menu, le Thali, un plat vegetarien accompagne de chapati, des galettes qui sont des fourchettes rondes et delicieusement comestibles. J'en prend et en reprend encore et encore.  Tout cela se gere avec deux casseroles et un maigre feu de bois. 

Deuxieme constat, les chameaux c'est super costaud, car en plus de porter votre cher serviteur et son poid consequent, le mien emporte 25l d'eau, plein de couvertures pour la nuit, le pique nique et il n'a vraiment pas l'air de souffrir du tout (lui). Encore 3h de chameau tres douloureuses puis nous arrivons enfin dans les fameuses dunes de sable. Troisieme constat, le desert c'est magnifique ! Nous preparons le diner, Junko, cuistot a Osaka file un coup de main aux safarimen sous l'oeil attentif de sa compatriote Yuki, tandis qu'avec Ron nous ouvrons une biere Kingfisher.

Lorsque le diner est termine, le soleil se couche sur les dunes, laissant peu a peu la place aux etoiles. Nous discutons autour du feu faisons divers jeux stupides et ecoutons les chansons magiques de Delvoy, le safariman, dont la voix porte loin et les yeux brillent de verite. C'est bonheur d'etre la et c'est cool de former une bonne equipe. Lorsque la nuit devient vraiment noire, un champs d'etoiles immense nous entoure. On a l'impression de pourvoir les toucher du bout des doigts, j'ignorais meme qu'il existait autant d'etoiles !!!

Dormir est un grand mot. Disons qu'on a essaye...... car il faisait assez froid ! Et puis les japonaises c'est vraiment sympa mais ca ne cesse jamais de causer ! Alors que le holandais a plutot tendance a ronfler comme un marin. Le francais lui guette le moindre scorpion, la moindre tarentule......
Par Cedbou
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Samedi 12 janvier 2008
Apres une breve nuit au Tibetan Camp par un sommeil difficile, je me leve a 6h et decouvre le quartier en profondeur. le permier rituel des habitants est de nettoyer toutes les rues a l;aide de fagots de paille et d'acheminer les oeufs fraichement achetes vers les guesthouse, afin qu'au petit dej je puisse pretendre a une omelette. Dans une rue, les gens passent et font tourner des rouleux de bois accroches aux murs en recitant une priere, nous sommes en zone boudhiste !

Mon programme de la journee est assez charge, et apres la decouverte des environs je prend un petit dej enorme a 8h. Je pars ensuite sur le vieux Delhi pour visiter le Red Fort  et l'immense mosquee Jama Masjid, je grimpe tout en haut du minaret sud, frissons du vertige, de la haut on domine toute la ville et ses 18 millions d'habitants. Bien aue toutes les fioritures de la mosquees aient ete pillees il y a fort longtemps, elle n'en reste pas moins une des plus jolies que j'ai jamais vue.

Vers 14h je repars pour le tibetan camp afin de dejeuner et d'empoter mon sac vers de nouvelles aventures. Un dernier repas tibetain tres copieux avant l'epreuve du feu. Je fais ensuite la connaissance d'une dame sud-africaine voyageant seule qui a un regard assez pessimiste sur mon aventure au Rajastan.  Mais rien ne saurai me decourager. Je salue bien bas les tibetains et pars pour la gare de old Delhi.

Arrive la bas, il est difficile de decrire la folie de cette gare. Ca grouille de partout. jen profite pour voir mon premier singe, que tout le monde evite avec grace. Je fais la connaisance d'une voyageuse solitaire japonaise Junko, bien contente de me trouver la et lui indique la platform de depart du train, le plus lent et le plus long que j'ai jamais pris. Mais ce voyage est tres bon pour moi car Delhi m'a beaucoup fatigue et c'est un reel bonheur d'atterir dans ces couchettes et de se relaxer pour les prochaines.....22h !! Comme jai reserve une classe assez chere 2AC, je me retrouve qu'avec des fonctionnaires gouvernementaux, mon voisin etant un miliotaire de linfantery, Je mange, je dors par a coup et je mange, je lis et enfin au lever du jour japercois le desert du Thar, nous sommes bien au Rajastan !

A la gare finale Jasailmer, je savais que nous attendais la une cohorte de chauffeurs aux moeurs douteux, Ce genre de truc ne me plaisant guere, je trace ma route tout droit vers la ville, je suis le seul touriste a le faire a pied ! Arrive en ville 15min plus tard c'est bonheur de decouvrir le grand fort de Jasailmer et c'est une surprise de constater que je suis un des premiers arrives. je trouve une coquette chambre sur le champs. Le fort, cette construction immense est d'une beautee incroyable et c'est une des oeuvres humaine qui m'impressionne le plus avec les grandes pyramides de Gizeh. 

Je rencontre de nouveau Junko qui se promenait dans le fort, qui a son tour me presente deux autres connaissances du train, la japonaise Yuki et le hollandais Ron. Nous dinons ensemble puis decidons de faire le Camel Safari tous ensemble le lendemain. Le safari en chameau est l'etape incontournable, elle permet de plonger dans le desert et d'y passer la nuit a la belle etoile. Belle etoile ce n'est rien de le dire.

Apres un pti dej a 7h nous partons en jeep en dehors de la ville et nous rencontrons les deux specialistes du desert qui vont nous initier pour ces deux jours d'immersion ainsi que nos chameaux tres caracteriels.....
la suite bientot, tchuss
Par Cedbou
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Mardi 8 janvier 2008
Chers amis,

Apres quelques aleas bagagistiques a paris et un court transit a Londres, le 747 a touche le sol de Delhi ce matin a 11h30. A partir de la, tous les reperes s'envolent, tous les cliches de l'Inde s'inclinent, face a une realite qui depasse la fiction.

Tout d'abord, un petit rallye d' 1h30 en minibus avec mon chauffeur Vinei qui sait slalomer comme un fou dans un grand concert de klaxon. Ajoutez a cela des vaches prostrees sur le bas cote ou devorant des monticules de sacs plastiques, des chevres, des mulets et bien sur des indiens aux habits multicolore partout. Je nai pas encore vu de singe.

Ensuite, arrivee au Camp de Refugies Tibetains ou se trouve mon hotel. Ce quartier est un genre de medina mais avec des rues encore plus etroites et plus tordues et plein de tibetains dedans. En aval la riviere Yamuna coule tranquilos, alors que je fais connaissance avec ma chambrette. Le coin n'est pas le plus hygieniques de la planete mais il est plutot zen et les tibetains sont des hotes charmants. J'ai prefere venir ici plutot que dans le centre de Delhi ou c'est la jungle et le bruit permanent.

Grosse faim alors je me precipite au petit resto de l'hotel, que des specialites tibetaines. Un regal sans nom. Puis je decide malgre la fatigue de me jeter dans la gueule du loup et je me rend dans le centre ville. Pour ce faire j'emprunte un taxi-velotricycle cahotant et moyenageux puis enfin le metro ultramoderne de Delhi, celui de Paris est bien critique a cote ! J'arrive enfin a Connaught Place, les champs elysees indiens. 

Il y a de l'encens dans l'air, des gens tres beaux partout, des mendiants aussi et des "copains a deux francs" (de jeunes garcons bien vetus et assez doues qui essaient de sympatiser dans le but de t'emmener dans une agence de voyage pour toucher de l'argent, tres repandu). La phrase clef pour leur echapper est : "i know what you're talking about", mais ca ne marche que si vous n'avez pas eu la betise de leur dire que c'est votre premiere fois en inde. Ainsi jaime a dire que c'est la troisieme fois que je viens haha. Je m'en sors plutot bien.

Puis vient la grosse fatigue, je rentre a l'hotel pour une petite sieste suivi de mon deuxieme repas tibetain. Je fais alors la connaissance d'une nepalaise qui voyage seule (les noms sont impossible a retenir) et d'un israelien. Pas tres bavard car tres grosse fatigue mais je viens quand meme vous donner quelques nouvelles au webcafe tibetain avant de coucher !

Demain matin petite visite des monuments de Delhi puis le train vers le fin-fond du Rajastan (20h en couchette clim). Une nuit bien meritee s'annonce ! tchuss
Par Cedbou
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