Dimanche 14 juin 2009
Malacca n a pas de trottoir, donc pas de feux pietons. Toutes les rues sont en sens unique. La "gare routiere centrale" est a 5km du centre. Typiquement Malais. Oganiser, c est un mot qui ne semble pas etre traduisible en langue locale. Mais cela a son charme, tant pis pour les trottoirs, vive le velo.

Une ile artificelle sans charme se trouve au sud. De la je prend un peu de vent frais et observe la mer du detroit de Malacca. Au loin d enormes cargos stationnent. L eau n a pas l air tres acceuillante, je renonce a la fraicheur d un bain. Je pedale dans des rues desertes sous le feu du soleil, la transpiration venant me piquer les yeux. Voila un mois et demi que je transpire 24h/24 !

Puis je retourne a la fameuse eglise perchee en haut de la colline qui domine le centre. J y decouvre un cimetiere hollandais en ruine. Sur de vieilles plaques de marbres brisees, on lis par exemple les noms des membres de toute une famille qui ont tous peri dans la meme semaine. Mais on ne sait pas pourquoi. Il manque toujours quelque chose, a Malacca.

Puis c est le marche de nuit du samedi, avec son concours de chant qui fait le bonheur de toutes les jeunes chinoises du coin. On y interprete des chansons exclusivement en mandarin, sous l oeil des invite d honneur du jour -des moines boudhistes venu de Chine et de Taiwan- et des curieux rassembles devant la scene en plein air. Les chanteuses s enchainent, parfois entrecoupe d interludes comiques -semble-t-il, toujours en mandarin. Je rencontre un jeune couple qui parle miraculeusement francais. Nous parlons de banalites puis soudainement, ils disparaissent en disant "nous voulons partir".

Dans la foule du marche les couples deambulent. Ici avoir une copine, c est une question d honneur semble-t-il. Alors dans la foule les gars font les gardes du corps pour leur copine, les collant par derriere, les entourant de leurs bras jusque devant, lancant des regards agressifs a tous les hommes qui passent. Pendant que sa copine s offre une visite au marche en souriant discretement aux autres gars, le petit gars defend sa propriete comme il peut. Ici "l amour" ca rigole pas. Ce spectacle pathetique ne manque pas de m etonner. Ces comportements de jalousie obsessionnelle semblent ici etre la norme. Tres nombreux aussi sont les jeunes gens qui se suicident pour des histoires d amour, la Malaisie semble detenir ce triste record, d apres ce qu on m en a dis.

La fatigue ne s avoue pas vaincue, mes yeux s effondrent des l heure du diner.

C est fini pour Malacca, demain je pars pour la derniere etape de ce voyage : Kuala Lumpur !
Par Cedbou
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