Dans le coeur du Mellah
Caméra au poing, je déambule dans Fes, Maroc. Le Mellah, ancien quartier juif de la medina nouvelle, Fes-el-Jedid, est un enchevêtrement de rues minuscules qui regorgent de scènes hors du temps. Ihmed, un jeune membre de l'association pour l'éducation et le développement des enfants du quartier, m'accompagne. Ici, la plupart des familles vivent avec moins d'un dollar par jour. Toutes les raisons pour dérouter ces enfants d'un destin honorable sont rassemblées ici, le chomage, le désoeuvrement le plus total, la faim et l'antenne satellite qui offre au regard un monde remplit de voitures luxueuse et de richesse facile.
L'association acceuillent ces enfants tous les soirs pour les devoirs et le week end pour des activités extra-scolaires. Je filme chacune de ces activités sous le regard bienveillant du responsable local, Jahouad, qui me traduit à chaque fois les différentes étapes. Je passe trois jours avec eux à filmer, photographier et découvrir leurs vies.
Je suis invité dans des maisons du quartier à boire des thés, manger le Tajine et saluer les familles. Tous semblent si honorés qu'un étranger s'interesse à leur humble existence ! On me remercie chaque fois que je prend une photo, on me raconte l'histoire des gens du lieu, les sahariens, les descendants des juifs, le quartier de ceux qui resemblent aux indiens, comment on fait cuire son pain au four banal. Au détour d'une rue de misère, des hommes entourent une maison. Une mère vient de mourrir, alors que la pluie bat la terre désolée de sa rue, toute sa vie. Ils regardent tous dans le vide, un air perdu accable leurs visages qui vieillis trop vite.
Il y a tant de générosité et tant de dévouement ici. Tous ces jeunes qui après le lycée trouvent la force de venir aider les plus petits au petit local de cette asociation sans moyen. Il y a tant de force chez vous marocains, jamais vous ne vous plaignez, jamais vous ne semblez avoir soif, jamais vous ne semblez avoir faim, jamais vus ne semblez en avoir assez. L'éternel recommencement qu'implique le jour suivant est acceuillit avec résignation et détermination.
Puis à mon dernier jour, nous partons voir le Caïd de Fes-el-Jedid pour fomer un groupe officiel afin de recevoir le roi et le sensibiliser en quelques secondes au travail de l'association. Groupés non loin du palais royal, entouré des officiels militaires et civils, nous attendons le roi du Maroc. A la vue de la banderolle, la grande voiture noire s'immobilise. Une horde de gardes du corps bondit de toutes parts, les marocains trépignent, sautent sur place. Ils aiment leur roi. L'homme vénéré sort de sa voiture, il est vêtu comme n'importe quel marocain de la rue, d'une jellabah noire à capuche pointue. Lorsqu'il me serre la main, Mohammed VI me regarde avec un certain étonnement, l'air de se dire "mais qu'est ce qu'il fais là ce grand blanc bec ??".
Deux heures plus tard je suis à l'aéroport, déja sur le départ. La séparation d'avec mes nouveaux amis fut bien émouvante et nous avons promis de nous revoir bientôt. En attendant, je projette de réaliser un petit film avec toute les bandes de générosité que j'ai dans la caméra !
L'association acceuillent ces enfants tous les soirs pour les devoirs et le week end pour des activités extra-scolaires. Je filme chacune de ces activités sous le regard bienveillant du responsable local, Jahouad, qui me traduit à chaque fois les différentes étapes. Je passe trois jours avec eux à filmer, photographier et découvrir leurs vies.
Je suis invité dans des maisons du quartier à boire des thés, manger le Tajine et saluer les familles. Tous semblent si honorés qu'un étranger s'interesse à leur humble existence ! On me remercie chaque fois que je prend une photo, on me raconte l'histoire des gens du lieu, les sahariens, les descendants des juifs, le quartier de ceux qui resemblent aux indiens, comment on fait cuire son pain au four banal. Au détour d'une rue de misère, des hommes entourent une maison. Une mère vient de mourrir, alors que la pluie bat la terre désolée de sa rue, toute sa vie. Ils regardent tous dans le vide, un air perdu accable leurs visages qui vieillis trop vite.
Il y a tant de générosité et tant de dévouement ici. Tous ces jeunes qui après le lycée trouvent la force de venir aider les plus petits au petit local de cette asociation sans moyen. Il y a tant de force chez vous marocains, jamais vous ne vous plaignez, jamais vous ne semblez avoir soif, jamais vous ne semblez avoir faim, jamais vus ne semblez en avoir assez. L'éternel recommencement qu'implique le jour suivant est acceuillit avec résignation et détermination.
Puis à mon dernier jour, nous partons voir le Caïd de Fes-el-Jedid pour fomer un groupe officiel afin de recevoir le roi et le sensibiliser en quelques secondes au travail de l'association. Groupés non loin du palais royal, entouré des officiels militaires et civils, nous attendons le roi du Maroc. A la vue de la banderolle, la grande voiture noire s'immobilise. Une horde de gardes du corps bondit de toutes parts, les marocains trépignent, sautent sur place. Ils aiment leur roi. L'homme vénéré sort de sa voiture, il est vêtu comme n'importe quel marocain de la rue, d'une jellabah noire à capuche pointue. Lorsqu'il me serre la main, Mohammed VI me regarde avec un certain étonnement, l'air de se dire "mais qu'est ce qu'il fais là ce grand blanc bec ??".
Deux heures plus tard je suis à l'aéroport, déja sur le départ. La séparation d'avec mes nouveaux amis fut bien émouvante et nous avons promis de nous revoir bientôt. En attendant, je projette de réaliser un petit film avec toute les bandes de générosité que j'ai dans la caméra !
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