Barbarie dominicale

Publié le par Cedbou

A Chiang Mai, Thailande

JOUR 4

Reveil matinal. C est que je me sens tellement fatigue la nuit venue que je cede a l appel du lit avant 21h, occasionnant un reveil a 8h30.

Cette journee sera suspendue a la chaleur ambiante, assomante. Tellement assomante que lorsque je pars faire quelque chose de precis -comme par exemple acheter une carte de la province- je fini par oublier cette chose en question et dois m arreter quelques minutes pour reprendre mes esprits. Parfois je crois avoir perdu mon sac alors que je l ai laisse a l hotel ... Les premiers inconforts se dissipent pourtant peu a peu, cedant la place a quelques moments de relaxation.

Le massage du pied est un remede tres efficace a mes longues marches dans la ville. C est aussi une agreable introduction avant de passer au massage complet du corps, aux huiles essentielles. Pres de la muraille, une place tient lieu de salon de massage a ciel ouvert et pour la modique somme de 60 baht (1,3 eur) une dame s occupe de vos pied durant une bonne demi-heure. On se demande ensuite comment on fait pour se passer d un tel bienfait dans nos contrees obscures. Ici le massage est tres populaire et on en trouve a tous les prix.

Comme c est dimanche, il n y a rien d ouvert pour manger. Enfin, si l on excepte les restau pour touristes tatoues que je me refuse a frequenter. Je prefere mourrir de faim et attendre le debut du Sunday Walking, une sorte de brocante geante qui a lieu tous les dimanches....a 16h. En attendant je fais le tour des loueurs de moto pour faire les encheres. J espere en tirer un bon prix.

2h avant il ny avait pas un chat. Voila maintenant 2km de stands dissemines autour de l avenue centrale. On y vend des tas de choses inutiles, d autres plus utiles. Des femmes Karen, Hmongs et d autres tribus sont descendus de leurs montagnes. Enfants sur le dos, ces descendants tiobetains sont venu vendre des petits ustensils en bois, des bracelets de rien touyt en marchant continuellement. Comme la ville regorge de temples et de mosquees, ces derniers sont ouverts et transformes en restaurants geants de plein air. On y fait un festin d ogre sur des tables de bois dressee a l ombre de grands arbres boudhiques, j y etait parmis les premiers attables !

Des brochettes en veux-tu en voila, des shish kebab d un stand indien, des ravioli de je ne sais koi, des boules blanches bizzaroides que l on me designa comme du porc, des beignets de bananes... Je ne sais combien d aller-retour jai pu accomplir jusqu aux stands enfumes pour parvenir a apaiser ma faim douloureuse. Bien heureux que ce regal soit reserve aux seuls dimanches car jy aurai bien plante ma tente et mange des jours jusqu a l eclatement, en compagnie de ces moines stoiques drapes de jaune.

J y rencontre deux enseignantes. Elles travaillent dans une petite ville perdue dans les montagnes. Elles tirent une drole de tete et semble un peu las, car demain c est la rentree des classes, apres deux mois de vacances d ete ... Plus loin, dans la rue bondee, des tatoues photographient a bout portant une chanteuse aveugle aux yeux exhorbites pris de convulsions, mal assises au milieu des pas. Une fois leurs cliches d horreur en boite, ils tournent les talons sans meme laisser une piece ...

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