De Fes à Oualidia via El Jadida

Publié le par Cedbou

Essalam Halekoum

D'abord une balade à Séville, puis un avion pour Fes. De Fes, deux trains pour El Jadida.

La vie est douce près de l'océan.

D'abord El Jadida et sa cité portugaise, ces touristes peu pudiques, sa promenade à l'anglaise, son intérêt limité.

Puis Oualidia.

A Oualidia, l'océan s'agite au loin pendant que la lagune naturelle crée un rempart qui protège une petite baie sans remou, idéale pour la baignade. Un quarante degrés rafraichi par le vent de l'Atlantique, qui n'a pas rencontré un seul obstacle depuis 5000km.

Chaque matin on avale ces crêpes locales accompagnées de thé a la menthe. Puis on fait son marché pour préparer ensuite son tajine maison. Aux étals on rencontre le primeur, le boucher, les gamins qui vendent le pain et aussi l'amiénois le plus connu depuis Jules Verne, star des nuits de Pigalle, monsieur Michou, qui coule ici une retraite de gourmet. Toujours jovial, il vous serre la main avec un mot gentil en remontant ses lunettes fumées de bleu, le seul indice.

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Aux croisement l'on rencontre la police marocaine. Lourd képi surmontant une moustache proéminante, remplace la casquette secouée par le machouillement du chewinggum du policier français qui ère dans le RER. L'homologue marocain discute a grande voix, interpelle, conseille, donne le chemin, là ou le policier français ne l'ouvre que pour verbaliser. N'ai pas encore eu la chance de croiser le facteur, y-en-a-t-il ?

Plus loin sur une plage géante, une centaine de famille marocaine se sont donné rendez-vous pour le plus grand camping sauvage que j'ai pu observer. A la tombée du jour, les jeunes ratissent la plage pour rassembler tous les hommes valides capable de jouer d un instrument puis au bout de la plage s'improvise un orchestre de feu. Les gamins dansent et les derniers baigneurs tapent des mains en remontant le rivage vers la dune.


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I
Télétransportation! Zoup là, m'y voilà! Dommage que cela ne marche pas comme ça...Isabelle, de retour de ses vacances.
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