De la culture (3)

Publié le par Cedbou

Que nous retse-t-til ? Déambuler dans les soirées alternatives associatives où les concerts sont souvent presque gratuits et où les musiciens, eux, payent pour jouer. Disons qu'ils ne payent pas vraiment, mais qu'il faut des sous pour acheter les cordes à sa guitares, les baguettes et les peux de la batterie, les micros, etc ... Tout cela vaut une petite fortune, j'en témoigne, et j'avoue payer pour jouer.

C'est que dans ces petits concerts, on croise de tout ! Des petits frimeurs qui alignent trois notes difficilement sans rien dégager jusqu'aux perles de l'ombre. La perle de l'ombre n'est pas rare, j'en connais bien quelques-un. Ce sont des artistes avec des univers bien représentés, des compositions inspirées, la musique prend vie dans ces soirées où le musicien y croit 1000 fois plus que le public, abasourdi et indécis. Vous ne croiserez ici que des gens accroché au fil de l'info, des curieux ou simplement des gens qui soutiennent les initiatives locales. Dans ces derniers, on croise rarement des corbeaux.

Des corbeaux ? C'est que le milieu culturel n'est pas abandonné par la politique. loin s'en faut. Ils gardent tous un oeil attentif dessus. Seulement il y a un coté ou on prend les infos de loin (corbeaux : vous les reconnaissez a la télé, ils sont tous vétus de noir) et un autre coté où l'on préfère se fondre dans la masse des avertis (ils ont plutot un look de pseudo artiste branché). Chacun sa méthode. Les maisons de la culture de Malraux sont pour la plupart aux mains de militants communistes. C'est pas spécialement un bien, mais c'est pas plus mal. Disons qu'aucune activité culturelle n'est vouée a être rentable, ni vraiment commercialisé, et surtout pas dans une maison de la culture. La culture est vouée a s'épanouir librement. C'est ce qui rend cher ces lieux à mes yeux, même si l'on constate sur place que le copinage l'emporte sur le reste.

Dans mes chansons (peut-être quelqu'un ici s'est-il interessé a ce que je raconte la-dedans?) je défend des idées simples et assez évidente, mais je ne supporte aucune idéologie par l'intermédiaire de mes oeuvres. Je défend l'homme de l'homme. Il y a du boulot ! Surtout qu'on ne se bouscule pas pour écouter votre cher serviteur, à mon grand regret d'ailleurs.

Pour ma part j'ai toujours voulu mettre un mur entre la politique et l'art, mais j'ai vite conclu que ma démarche était vaine.  En fait, que vous alliez à un opéra ou à un concert de punk, vous trouverez partout les même gens. Ils sont tous pareils, sauf en apparence. Ils aiment l'ivresse, mais se distinguent volontier en prenant des airs sérieux et défiants, ou des airs désinvoltes et provoquants. Partout il y aura ces drogues, en poudre pour les riches, en dur pour les moins riches.  La cultutre la plus développée dans notre cher pays, c'est celle de la consommation, et surtout de drogue. La télé est une drogue, la drogue est une drogue, la musiquye est une drogue, le sexe opposé est une drogue, la possession est une drogue, le regard des autres est une drogue, la violence est une drogue, l'ivresse est une drogue. Tout s'achète, en euros, en sourires, en petites-annonces, en photos sur internet. Tout devient marchandise surconsommée abordable, pour le bonheur de ceux qui avaient l'argent mais pas le bonheur, pour ceux qui avaient une trogne pas moche mais qui n'osaient pas aborder la jolie jeune fille.

Quand j'ai commencé la musique j'ai été séduit par l'échange que cela provoquait. Je rencontrait des petits gars de mon jeune age qui voulaient jouer aussi. Au début on faisait tout sauf de la musique. On essayait surtout d'avoir l'air différents et cools. L'enjeu était plus d'avoir des groupies que de faire de bonnes chansons. On faisait un bruit sanglant qu'on osait appeler "trash". Il y a avait beaucoup d'énergie déployée et beaucoup d'espoirs. Pour tout vous dire, ce qui m'excitait, c'est de passer du temps avec ce guitariste completement dingue et maniaco-depressif, avec des cicatrices énormes sur les poignets et de faire un boucan d'enfer et transpirer jusqu'a plus d'eau. Il gueulait comme un diable et moi je tapait du plus fort que je pouvais. C'était démoniaque, si bien que l'école de musique refusait de nous faire jouer au concert de fin d'année ! Ils avaient peur qu'on fasse fuir les subventions de la mairie !

J'aime bien, je continue ok ?





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