Welcome to Malaysia

Publié le par Cedbou

Pour le dernier soir a Ko Tao, j ai decide de faire la fete. Une grosse fete, certainement un peu trop grosse car le jour nous a tous surpris, nous rappelant a nous, les derniers debout de l ile, que le voyage doit continuer.

Rentre a 7h30, couche a 8. Reveille a 11 par un enorme orage faisant un boucan d enfer, me fit sursauter. Il etait le bienvenue car sans lui j aurai surement loupe le bateau pour Chomphon. Direction la Malaisie.

Je quitte ma jolie cabane perche a la lisiere de la petite jungle qui surplombe la mer. Dans mon coeur je salue l ile. Je laisse les clefs sur la porte, pas la force de dire au-revoir. Puis je prend la route a pied, sac au dos. Je suis dans un etat de fatigue qui rend chaque effort insurmontable mais 3km sous un soleil de plomb plus tard, je suis sur l embarcadere, billet en main.

Traumatise du dernier voyage en bateau j ai choisi cette fois le meilleur navire du coin, un catamaran a haute vitesse qui ne met qu 1h30 la ou les autres en mettent 4. C est pas que je sois presse, c est juste que je n aime pas tellement le bateau. C est tres ennuyant.

Arrive en terre ferme, 1h de bus pour rejoindre la gare de Chomphon. Arrive a Chumphon, je decouvre une ville a l air plutot agreable, sans touristes. Je resterai jusqu au soir, profitant du meilleur massage que j ai jamais eu en Thailande. Une masseuse plutot musclee s est occupe de moi, sous le regard attendri de sa collegue bonne comptable, qui m a fait paye le prix d 1h les 2h auxquelles j ai eu droit. 2h de ce traitement vous remet droit et eteint vos douleurs pour un bon moments. Comptez 3 euros de l heure dans une ville normale.

Au sortir du massage, je ne sens meme plus la fatigue.

Le train pour Sungai Kolok entre en gare a 22h15. Il me deposera a cette ville-frontiere d avec la Malaisie. La couchette du haut est la plus petite mais c est tout ce qui restait. Je dors recroqueville jusqu a Hat Yai ou le boucan des vendeurs ambulants me reveille a 6h, aussi sec. Ca tombe bien car deux soldats en gilet parre-balle, lourdement armes, ont decide de m escorter jusqu a la gare frontiere de Sungai Kolok. Mal dormi.

Le paysage du sud de la Thailande defilent sous mes yeux. Plaines plantees de bananiers, gares perdues ou des ruraux s accrochent aux train, les enfants qui font coucou, etendues de piments qui sechent au soleil,  les thailandais qui mangent leur riz fri du matin -matin, midi et soir- et les visages de plus en plus bruns. Des voilent commencent a apparaitre sur la tete des femmes, puis des bonnets blancs sur celles des hommes, puis des djellabahs, des militaires battent les chemins de terre, font barrage sur les routes. Le long de la voie, tous les kilometres peut etre, un soldat est plante la, desoeuvre, fusil d assaut en bandouliere, faisant signe et sourire malin a mes veilleurs. La zone est serieusement militarisee car des attentats ont secoues la region.

Rien de bien mechant, c est pareil gare du nord a Paris.

Arrivee a Sungai Kolok a 11h30. Pas presse, je pars en eclaireur en ville, avant de passer la frontiere. Une ville un peu molle ou se cotoient deux langues, deux cuisines, deux monnaies, deux mondes. Je mange quelques brochettes, discute un peu, change mes derniers Baht thailandais en Ringgit malaisiens puis me dirige vers le poste. Du cote thailandais, l employe prend son temps, me filme avec sa webcam puis me fais attendre longuement avant de poser son tampon. Cote malaisien beaucoup de paperasse, mais assez vite expediee. Sorti du poste, un policier me lance un joyeux 'Welcome to malaysia' !

Puis c est 2h d attente pour un bus qui mettra autant pour arriver a Kota Bharu. M y voila, apres 24h de bateau-bus-train-bus, je suis dans un pays tout neuf. Le changement est complet. A part la temperature et la presence de ces petit supermarches 24h/24, je n y retrouve rien de la Thailande. Tout s est change en une autre culture.

Kota Bharu est la cite de l Islam en Malaisie. Elle est assez desordonnee, s y deplacer n est pas evident mais heureusement elle est petite et heureusement, un de habitants rencontre dans le bus m indique mon hotel. J y arrive completement epuise.

Le soir, degustation d incroyables mets au marche de nuit, qui est une veritable manifestation gastronomique quotidienne. J y rencontre une famille du Sarawak, Borneo. On m offre du poisson sata -cuit dans la feuille de bananier-, du the, on me prend en photo de famille, tout autour les tables rigolent et me saluent, me contemplant a manger a la mode locale c est a dire avec les mains ! Puis on me souhaite bonne route et je pars me coucher.

Bonne nuit !






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I
A petits ou à grands pas, le voyageur toujours grandit...Mais dis donc, tu vas faire combien de mètres en revenant?
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