Kota Bharu, jour et nuit
Reveil a Kota Bharu pour ce deuxieme jour de Malaisie. Midi deja. Fatigue rattrapee.
Dehors la chaleur est etouffante, je me promene un peu et dejeune dans un restau indo-malais. On y deguste des parathas rebaptisees Roti Canai, des Biryanis succulents et des currys plutot classiques.
Vendredi est le dernier jour de la semaine sur le calendrier musulman, donc tout est ferme.
L apres-midi je fais le tour de la ville et me rend compte qu elle n est pas bien grande. Je passe devant le Merdeka, ancienne place principale, le palais royal, des muses puis c est fini. Tout en cheminant j ai droit a des tas de sourires, avec ou sans dents, des questions, parfois indiscretes, des 'hello' furtifs. Le touriste n est pas si courant, surtout le touriste de deux metres. Ma taille, ca les fait rire beaucoup, c est souvent la dessus que s ouvrent nos discussions.
Il y a aussi des regards suspects. Si je m adresse a quelqu un dans la rue, tous les gens a 100 metres s arretent et epient la discussion, surtout si mon interlocuteur est une femme. Du coup la personne a tendance a ecourter la conversation, ce qui est souvent dommage. Je cause a un tas de gens. Des jeunes, des vieux, des professeurs, des marchands, des ouvriers, et tous se montrent extremement polis et sympathiques.
Dans le bazar, 19h. Les gars de vingt ans, postes sur le siege de motos qui ne sont pas a eux, sifflent les filles qui n ont pas de voile, pendant que le marchand de ballon gonfle et gonfle encore en mastiquant le filtre de sa cigarette, alors qu un groupe de femme osculte des bijoux de pacotille, pliees en deux, et de l autre cote de la rue, un homme, perplexe me devisage en cherchant a comprendre ce que je fais la, assis dans le siege du marchand de jouet, tout sourire.
Le soir, retour au marche de nuit. Degustation de marktabas, genre de pancake-omelette fourre de boeuf, poulet ou banane. Je goute aussi au fameux riz bleu-shtroumph, accompagne de son poulet a la sauce de noix de coco poivree, le tout parseme de piments verts.
Installe au milieu de grandes tables ou se reunissent les familles toujours nombreuses, je mange sous le regard amuse des malais qui ne se lassent pas de m observer et de parler sur mon compte. Encore une fois, on m offre a boire, a manger, on m invite genereusement a passer le week end a Penang. Tant de gentillesse et d hospitalite me font songer a rester un jour de plus que prevu car il y a ici de quoi remplir quelques cassettes video.
Tard le soir, je peine a trouver le sommeil. Ces petits supermarches 24h/24 dont je parlais hier sauvent la mise des insomniaques. Il y en a un tous les 300 metres, de Chaing Mai a Kuala Lumpur. Que la France en prenne de la graine ! Quelle que soit l heure, il y a toujours a manger, a boire, un cafe, et toujours deux jeunes ames fatiguees qui vivent nuit et jour derriere le comptoir pour arrondir leur budget d etudiant.
En entrant, je croise un homme au large sourire. Il s appelle Huxley.
Huxley est un footballeur professionnel qui a debarque ici il y a 2 ans du Nigeria pour honorer un contrat avec un club malais. Nous discutons tout de suite car nous avons au moins deux points communs : nous sommes grands et clairement des etrangers ici. Il loge dans une guesthouse derriere la mienne qui est bien plus charmante et au meme prix. Helas je ne peux pas changer de chambre car tout est complet a cause de la grande manifestation de demain : l anniversaire du roi.
2h, c est l heure du dodo.
Dehors la chaleur est etouffante, je me promene un peu et dejeune dans un restau indo-malais. On y deguste des parathas rebaptisees Roti Canai, des Biryanis succulents et des currys plutot classiques.
Vendredi est le dernier jour de la semaine sur le calendrier musulman, donc tout est ferme.
L apres-midi je fais le tour de la ville et me rend compte qu elle n est pas bien grande. Je passe devant le Merdeka, ancienne place principale, le palais royal, des muses puis c est fini. Tout en cheminant j ai droit a des tas de sourires, avec ou sans dents, des questions, parfois indiscretes, des 'hello' furtifs. Le touriste n est pas si courant, surtout le touriste de deux metres. Ma taille, ca les fait rire beaucoup, c est souvent la dessus que s ouvrent nos discussions.
Il y a aussi des regards suspects. Si je m adresse a quelqu un dans la rue, tous les gens a 100 metres s arretent et epient la discussion, surtout si mon interlocuteur est une femme. Du coup la personne a tendance a ecourter la conversation, ce qui est souvent dommage. Je cause a un tas de gens. Des jeunes, des vieux, des professeurs, des marchands, des ouvriers, et tous se montrent extremement polis et sympathiques.
Dans le bazar, 19h. Les gars de vingt ans, postes sur le siege de motos qui ne sont pas a eux, sifflent les filles qui n ont pas de voile, pendant que le marchand de ballon gonfle et gonfle encore en mastiquant le filtre de sa cigarette, alors qu un groupe de femme osculte des bijoux de pacotille, pliees en deux, et de l autre cote de la rue, un homme, perplexe me devisage en cherchant a comprendre ce que je fais la, assis dans le siege du marchand de jouet, tout sourire.
Le soir, retour au marche de nuit. Degustation de marktabas, genre de pancake-omelette fourre de boeuf, poulet ou banane. Je goute aussi au fameux riz bleu-shtroumph, accompagne de son poulet a la sauce de noix de coco poivree, le tout parseme de piments verts.
Installe au milieu de grandes tables ou se reunissent les familles toujours nombreuses, je mange sous le regard amuse des malais qui ne se lassent pas de m observer et de parler sur mon compte. Encore une fois, on m offre a boire, a manger, on m invite genereusement a passer le week end a Penang. Tant de gentillesse et d hospitalite me font songer a rester un jour de plus que prevu car il y a ici de quoi remplir quelques cassettes video.
Tard le soir, je peine a trouver le sommeil. Ces petits supermarches 24h/24 dont je parlais hier sauvent la mise des insomniaques. Il y en a un tous les 300 metres, de Chaing Mai a Kuala Lumpur. Que la France en prenne de la graine ! Quelle que soit l heure, il y a toujours a manger, a boire, un cafe, et toujours deux jeunes ames fatiguees qui vivent nuit et jour derriere le comptoir pour arrondir leur budget d etudiant.
En entrant, je croise un homme au large sourire. Il s appelle Huxley.
Huxley est un footballeur professionnel qui a debarque ici il y a 2 ans du Nigeria pour honorer un contrat avec un club malais. Nous discutons tout de suite car nous avons au moins deux points communs : nous sommes grands et clairement des etrangers ici. Il loge dans une guesthouse derriere la mienne qui est bien plus charmante et au meme prix. Helas je ne peux pas changer de chambre car tout est complet a cause de la grande manifestation de demain : l anniversaire du roi.
2h, c est l heure du dodo.
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