Chefchaouen, Fes et Seville

Publié le par Cedbou

La montagne, c'est beau. On se tue à la grimper, on se plaît a se rafraichir du torrent frais une fois arrivé en haut, puis l'on redescent rapido pour dévorer le tajine bien mérité. 

On répète cela une huitaine de fois avant de se lasser pour de bon, puis l'on s'en va vers de nouveaux horizons.

Soyons clairs, j'ai la guitare qui me démange. Je n'en peux plus d'attendre les retrouvailles d'avec mes instruments. Les avoir délaissé pour si longtemps m'a rendu marteau. Ce sera un plaisir de les retrouver et de commencer une nouvelle aventure avec eux.

Pour le moment, c'est retour à Fes. Fes c'est pour moi une ville magique. Son côté moyenageux, sa culture foisonante et l'enthousiasme de ses habitants ont fait de moi un inconditionnel. J'y ai mes habitudes, à la longue. Je la sillonne en petit-taxi de long en large, visitant mes adresses favorites. Dans la rue on me reconnait parfois et au restaurant à brochettes, chaque fois l'on me propose la guitare.

J'ai mon quartier de pédilection au niveau d'une place en triangle a quelques blocs sous la place mohammed V. J'y trouve ma boulangerie préférée, mes brochettes préférées et aussi un artisan parfumeur d'où je ne reviens jamais sans un flacon. J'ai aussi mes quelques amis de l'association Attarbiya Attanmiya à Fes-el-jedid, qui m'offrent café et gateaux en me parlant de leurs nouveaux projets pour les gamins du quartier.

Puis avant la tombée du jour, je grimpe jusqu'aux ruine des mérinides pour observer la médina toute entière, ainsi que quelques plaines lointaines, au soleil couchant. Que de poésie mes amis !

Mais en Espagne, la ville que je préfère c'est Séville. Ca tombe bien, car ce dimanche matin-la, je prend l'avion pour la belle andalouse.

Seville c'est à deux pas du Maroc mais soyons clair, ça n'a rien à voir, si l'on excepte bien sûr l'héritage architectural et culturel des Maures. Il y a des villes qu'on visite en deux jours et au début je croyais que Seville était de celles-la. C'est déja ma troisième visite ici et je découvre encore des quartiers, des sensations, j'ai même découvert une médina cachée sous les remparts. Comment avais-je pu la louper ? Je veux revenir encore !

Mais l'heure est déja au retour. L'avion s'enfonce dans le bleu infini du ciel andalou pour ressortir d'un énorme nuage gris et retrouverles 15 degrés celsius de Paris. Frais matin. Chaque fois que je reviens, je constate qu'il n'y a pas de lumière chez nous. On dirait qu'un abat-jour nous protège de l'éclat solaire, pour je ne sais quelle raison.

Il va falloir s'y faire ... jusqu'au prochain départ !
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D
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